La force du mental.

Je viens de commencer la lecture du livre Cyclisme et optimisation de la performance, une brique de 660 pages… à peine lu 10 pages… et je me rends compte à quel point on ne parle jamais de la force du mental en triathlon…

Si vous regardez les sports d’endurance, comme le ski de fond, les 50 meilleurs au monde ont pratiquement tous le même niveau de fitness. Et à ce niveau, c’est le mental qui fait la différence. C’est impossible qu’un fondeur fasse un podium en partant avec un doute sur sa perfomance, sur ses capacités à accepter les souffrances… Il part en étant confiant sur sa performance avec tout le volume et l’intensité qu’il a fait dans ses entrainements.

En triathlon, un grand nombre partent avec un doute, avec cette peur de ne pas faire la distance. Deux personnes de même niveau peuvent avoir des résultats très différents suite à leur état psychique très différent.

Alors, pourquoi certains ont une plus grande force du mental, est-ce quelque-chose d’inné?
Surement, mais cela est en relation avec l’entraiment.

Quand j’entends des triathlètes dire qu’il est normal que tel athlète soit devant parce qu’il s’entraine plus au sacrifice de sa vie sociale, il y a quelque chose d’extrèmement navrant la dedans. Comment peut-on reprocher quelqu’un d’avoir de la volonté et de vouloir atteindre le maximum de leur potentiel? Faisons-nous fausse route? Pourquoi cet athlète à le besoin de faire plus?

L’argument classique des détracteurs, c’est de dire que ces athlètes accumulent les junk-miles. (on dit Junk-miles pour des kilomètres qui n’ont pas d’effet sur votre niveau de forme). À la base, j’ai des réserves, qu’un athlète qui passent plus d’heure à s’entrainer ne souhaitent pas vouloir en tirer un maximum de profit! Personne ne veut s’entrainer pour rien!

Aussi, j’ai observé que quelqu’un qui s’entraine plus a généralement plus de rigueur, il refuse d’abandonner, il se disperse moins et ils acceptent le plus facilement d’être challenger. Pourquoi? parce qu’il est confiant en ses ressources.

Alors oui, il ne faut pas voir l’entrainement avec le seul but d’améliorer votre niveau de forme, mais aussi un moyen de vous construire une plus grande confiance en vous.

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2 commentaires
  1. Je crois qu’une bonne différence entre le triathlon et des sports comme le ski de fond et le vélo c’est que les gens font beaucoup plus de courses.

    Un athèlete comme Alex Harvey qui fais du ski depuis 10-15 ans, a maintenant entre 300 à 500 courses dans le corps. Lorsque tu fais plus de trente courses par années tu ne peux évidemment plus avoir de doute sur ta capacité à faire la distance. Tu n’éprouves plus le stress d’avant course qu’un débutant peut avoir et tu peux focusser plus aisément à donner ton maximum.

    Au niveau mental, je crois qu’il y a beaucoup a gagner à se mettre régulièrement en contexte de compétition. L’entrainement à haute intensité simule les mêmes sentations que le corps vit en compétition, mais il reproduit difficilement tout le stress mental vécu en compétition.

    Voilà mon humble avis 😉