Olympic Drama > Ces histoires qui finissent bien.

Ce sont avant tout les drames des Jeux olympiques qui les rendent si spéciaux. Dans cette rubrique, on vous a fréquemment révélé quelques aspects très cruels du sport comme la non-sélection de certains athlètes ou des blessures de dernières minutes mettant un terme à ce cycle olympique. Cette fois-ci, on va se concentrer sur des histoires qui finissent bien.

Kristian Blummenfelt
Sans conteste la révélation de la saison, cet athlète s’est offert deux victoires en coupe du monde et un premier podium en WTS et pourtant sa participation pour les Jeux olympiques était très incertaine. Début 2016, le norvégien n’avait tout simplement pas le classement nécessaire pour obtenir un départ à la coupe du monde de Mooloolaba ainsi que la série mondiale de Gold Coast. Pour certain, sa progression est fulgurante, mais dans les faits, c’est une fracture de stress fin 2014 qui ralentira un succès inévitable. 

Claire Michel
À seulement sa seconde WTS, la Belge obtiendra son premier top 8 en série mondiale. Pour celle qui courrait pour l’université d’Oregon en NCAA, son parcours rappelle celui d’une certaine Gwen Jorgensen. Pour celle qui découvrira par accident que sa mère était olympienne (elle ne lui avait jamais dit), le projet olympique sera un long fleuve pas tranquille. Victime de plusieurs blessures, alors que tout semblait rentrer dans l’ordre lors des Jeux européens de Baku, elle se blessera à nouveau en tombant sur un ponton. Elle sera plongée dans une course interminable pour la qualification enchaînant les courses. On retrouvera finalement la Belge à son meilleur lors de la coupe du monde de Chengdu. À la limite de la coupure olympique, tout se jouera à la dernière course à Yokohama. Malade au Japon, c’est la contreperformance des Russes qui lui permettra finalement d’obtenir son dossard. Claire Michel était à deux doigts de se prendre dans le processus olympique, depuis, elle s’est offert une victoire lors de la coupe euro de Rotterdam.

ventouxman

Tyler Mislawchuk
L’arrêt de Simon Whitfield a laissé un vide pour le triathlon canadien. Il fallait trouver rapidement une relève. Tyler Mislawchuk s’est rapidement révélé, mais lors de la coupe du monde de New Plymouth en 2014, une violente chute à vélo lui infligera une fracture de la mâchoire. C’est seulement 4 mois plus tard qu’il pourra reprendre la compétition et seulement en mai 2015 qu’il obtiendra son premier départ en série mondiale. Il partira donc avec un retard significatif pour le processus olympique. En se plaçant à 3 reprises dans le top 12 en WTS en 2016, il obtiendra finalement sa première sélection olympique à seulement 22 ans.

Manuel Huerta
Cet athlète originaire de Cuba avait créé la surprise en obtenant sa sélection avec les États-Unis pour les JO de Londres. Dès 2013, il avait surpris en demandant son transfert pour  Puerto Rico. L’aventure était très mal engagée pour Rio puisqu’il était initialement exclu au classement. C’est finalement le retrait des 2 dossards allemands qui lui permettront d’être repêché.  

Audrey Merle et Cassandre Beaugrand
Longtemps considérée dans le projet olympique, après sa déconfiture lors de la coupe du monde en Chine, ses espoirs s’étaient envolés et on ne la verra plus sur la série mondiale. Alors qu’elle pensait regarder les JO à la télé, dans un premier temps, la blessure d’Emmie Charayron lui permettra de passer de remplaçante à sélectionnée. Le désistement de plusieurs nations permettra  à la France d’obtenir un second dossard. Cela sera alors au tour de Cassandre Beaugrand d’être appelée à seulement 19 ans. Cette décision est d’autant plus inattendue puisque la Française n’a toujours pas faite de course en distance olympique. 

Laura Lindemann
Les Allemands ont fait les manchettes. Suite à l’appel d’une athlète, le comité olympique allemand, se déclarant incapable de juger adéquatement ce cas, à décidé de retirer la sélection olympique à deux athlètes masculins et deux athlètes féminines. Laura Lindemann, double championne junior de triathlon était l’une d’elles. En utilisant adéquatement les médias et publiant sa lettre à la chancelière allemande, elle a su s’attirer la sympathie médiatique. Jumelée à sa 9e place lors de sa dernière série mondiale, c’est un désistement italien qui a rendu un dossard à nouveau vacant. L’Allemagne reprendra la main et décidera finalement de sélectionner à nouveau Lindemann. Elle se présentera à ses premiers jeux au même âge qu’un certain Alistair Brownlee.