Spécial Kona > La vérité sur le drafting. Tout va bien, tout va mal

Trimes a accumulé les articles sur le drafting. À l’image du dopage, il n’y a pas de ferveur à respecter les règles. On est toujours dans la culture du pas vu, pas pris. Au final, on est probablement le seul sport qui peut couronner des champions du monde AG qui ont pourtant triché consciemment pendant plus d’un tiers de la course. 

Maintenant, on voulait voir cela de ne propres yeux. Alors voici une vérité qui fait du bien, le meilleur AG au monde ne semble pas avoir drafté. Impossible de le certifier, mais là où on s’était placé, il était bien seul. D’ailleurs, on peut vous confirmer que les trente premiers étaient à distance à une exception près. À nouveau, impossible de le certifier, mais cet athlète très reconnu en Amérique du Nord était très proche de son voisin et il ne semblait pas être en phase de dépassement.

Mais après? Bah voilà, un festival de pelotons. Malheureusement, les tricheurs rodaient à seulement 4 minutes en arrière des premiers et plus le temps passait, plus les packs étaient énormes. 

La preuve en vidéo

Quand tu vois cela, tu ne peux qu’avoir que mal à ton sport. À nouveau, les spécialistes en défense de l’indéfendable te diront qu’on était placé au 60e kilomètres et qu’après la montée d’Hawi, les écarts se creusent. C’est probablement vrai, mais est-ce que cela annule réellement les écarts de conduits du début de course? Il y avait un vent très défavorable sur la Queen K, être à l’abri ne peut qu’être bénéfique pour la fin de la course.

Tout cela reste triste, le triathlète est particulier et ne souhaite pas réellement prendre les choses en mains. Il serait possible de s’autoréguler et de mettre de la pression sur Ironman afin de trouver des solutions. Est-ce que cela doit passer par un départ en vague?

Certains diront qu’il faut plus d’arbitres, mais comme a dit Jimmy Riccitello aux pros, le premier arbitre c’est nous. Si vous voyez un athlète s’intéresser à votre roue, dites-lui de dégager. D’ailleurs l’arbitre en chef appelle même à la délation. 

Pour revenir à Kona, les arbitres étaient pourtant bien là, et les tentes étaient aussi bien remplies. Mais le mandat est juste devenu trop important. On le dit souvent, avec la densité actuelle d’athlètes, c’est déjà perdu d’avance. 

Au final, on est tous perdant, les athlètes intègres sont mis en doute et toujours à l’image du dopage, parce qu’il est de plus en plus présent, des athlètes qui étaient pourtant bien intentionnés finissent par tomber dans le côté obscur afin de ne plus être une victime. 

On y reviendra, mais Kona est tellement une belle épreuve qu’elle mérite mieux. Ironman a aussi mis le paquet cette année pour la lutte contre le dopage. De nombreux AGs se sont fait tester après et avant la course. Et pour les détracteurs, sachez qu’un laboratoire mobile a spécialement été aménagé à Kona. 

Maintenant que le problème du drafting est à son apogée, il finira bien par tomber un jour, non?

Note importante > Les photos ne sont pas là pour faire une chasse aux sorcières, mais bien illustrer le problème.

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