Capteur de puissance pour course à pied, ce qu’il faut comprendre.

Qu’est ce qui distingue un gadget technologique d’un outil? Pour  faire la distinction, il faut généralement être en mesure de comprendre le fonctionnement d’un système. Cela permet de connaitre ses forces et ses faiblesses.

Le capteur de puissance pour la course à pied est un tout nouvel outil. S’il peut avoir les attributs d’un gadget, il est pourtant déjà vu comme indispensable pour certains spécialistes. La fédération américaine de triathlon (USAT) impose à leurs athlètes cet outil.

Pourquoi? Parce qu’il offre des indications permettant de faire savoir un l’athlète à une technique très efficace. De plus, le capteur de performance permet aux coureurs de bénéficier des mêmes principes qu’en vélo. La référence de vélo, le FTP (valeur d’un effort maximal moyen sur une heure) s’est transformé en rFTPs.

À partir de cette base, toutes vos séances peuvent être déclinées en puissance. Son avantage se fait surtout ressentir lorsque la route  s’élève. À quelle vitesse devez vous courir sur une pente régulière de 3% et de 5% ? Vous en avez probablement aucune idée. Avec un capteur de puissance, vous pouvez décider de garder le même effort quelque soit le dénivelé. Même si cela reste de la théorie à valider, les possibilités sont grandes.

De plus, à l’image du cyclisme, le capteur de puissance vous permet d’observer l’impact de votre cadence sur votre foulée.

Là ou le capteur de puissance est particulièrement intéressant, c’est qu’il permet d’interpréter l’efficacité de votre foulée. Pour cela, il suffit de faire le rapport vitesse sur puissance. Cet index d’efficacité (EI) vous indique si votre foulée est plus économique sur le temps. C’est véritablement une opportunité pour faire des gains et de trouver les points communs d’un meilleur geste.

Une question d’axes

Lorsque vous courez, vous déplacez votre corps sur trois axes, horizontal, vertical et latéral. L’action de courir est dans la majorité des cas définie par le principe que durant un temps X, aucun membre de votre corps ne touche le sol. Pour cela, il a fallu soulever votre corps et donc avoir fait une action sur le plan vertical.

Votre vitesse de déplacement est traduite par votre mouvement horizontal, quand au latéral, le mouvement est considéré comme une perte. À moins de tourner, cette action est à proscrire.

Le but premier lorsque vous courez est de vous déplacer vers l’avant et c’est donc une action horizontale. Votre puissance sur l’axe horizontal est la traduction de votre force et de votre vitesse de déplacement sur cet axe. Il faut donc apprendre à limiter le déplacement sur le vertical sans oublier qu’il est tout même nécessaire pour placer suffisamment son corps de les airs.

Il existe donc un équilibre à trouver.

L’erreur du capteur de puissance

Quand on court, on souhaite être le plus puissant possible. La course à pied est avant tout un jeu d’économie ou celui qui a le plus d’autonomie gagne. À une vitesse donnée, il faut donc apprendre à générer le moins de puissance possible et cela passe par deux principes. Ne pas provoquer de perte de rendement avec des déplacements trop prononcés sur les axes verticaux et latéraux. De plus, en augmentant la foulée, on réduit aussi la puissance.

Au final, l’athlète doit avant tout se concentrer sur le rapport vitesse/puissance.

Capteurs?

Pour le moment, il existe uniquement deux fabricants sur le marché, soit RPM2 (semelles) et Stryd (ceinture ou pod). Ce dernier est le seul à pouvoir bénéficier de capteurs sur les trois axes.

Si vous pensez que les montres offrent désormais assez de données pour juger de l’économie de votre foulée, cela reste un exercice très difficile parce vos caractéristiques doivent être revues pour les différentes allures. Un athlète peu s’avérer très efficace à haute vitesse et au contraire très mauvais à basse.

La puissance reste plus intuitive. Malheureusement, le capteur se contente de vous fournir des chiffres. Si vous ne les associez pas à un savoir, on retombe dans l’idée du gadget.

 

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