Pros > La route pour Kona sera différente pour 2017. Pourquoi, comment?

Ces dernières années, on a vu entre 3 et 4 Français se qualifier pour les championnats du monde Ironman à Kona. Si l’on peut parler d’une certaine stabilité, 2017 sera différent sur plusieurs aspects.

Un changement dans le règlement.

Depuis plusieurs années, la WTC s’efforce de peaufiner ses règles afin que ce soit les meilleurs qui se qualifient et non ceux qui courent le plus. Si cette problématique s’est rapidement corrigée en limitant le nombre de résultats comptant à 5, la réglementation permettait à des spécialistes de 70.3 de se tailler un chemin sans pour autant briller sur la distance Ironman. Même si cela est de moins en moins vrai, Ironman a changé la réglementation pour 2017.

Seuls les 4 meilleurs résultats comptent (précédemment 5). Dans le calcul, pas plus de deux 70.3 peuvent être comptabilisé et pas plus de trois Ironmans.

Les conséquences.

Si ces nouvelles limitations encouragent les athlètes à courir moins, ils doivent absolument performer et bien choisir leurs courses.

La distribution se fait sur cette base, Kona–8000 pts, championnat régional IM–4000, Ironman A–2000 points, championnat monde 70.3–3000 points, championnat régional–70.3 , 70.3 A–750 points, 70.3B–500 points.

Qu’est-ce que cela signifie?

Pour se qualifier lors de la première phase (fin juillet), il faut environ 3500 points. Cela équivaut à une victoire en championnat régional. Parce que le système est bien fait, cette performance permet déjà d’obtenir une qualification automatique.

Mais dans les faits, un athlète doit obtenir 875 points par course (4). Cela signifie donc qu’une victoire en 70.3 de niveau A ou B est insuffisante.

L’athlète fait une bonne opération uniquement s’il termine dans les quatre premiers sur distance Ironman ou lors d’un 70.3 championnat regional.

Table des points. 

P-8000P-4000P-2000P-3000P-1500P-750P-500
180004000200030001500750500
272003400160027001275640400
364802890128024301085540320
4583524559602185920435240
5525020907201970785345180
6472516705401770625280135
7425013354051595500220100
838251070305143540018075
93445855230129032014055
103100685170116525511545
1126355151209901958530
122240385858401456520
131900290607151105015
14162021540605803510
1513751603051560308
1611001202041545206
17880901533035154
18705701026525103
195655082102092
204504051701572
21-303402531251051
31-4023520290731
41+15510160421

Quel impact pour les 70.3?

De plus en plus, cette distance est vue comme un exercice de préparation ou de transition vers l’Ironman. Maintenant, les athlètes doivent aussi courir pour engranger des gains. L’aspect très étonnant et injuste du circuit, c’est qu’il y a désormais une disparité dans les bourses.

À titre d’exemple, Ironman Lanzarotte offre 25 000$ (2000 KPR) et le 70.3 de Raleigh (750 KPR) a 50 000$ en jeu.

Et les Français pour 2017?

Malheureusement, suite au résultat de 2016 à Kona, aucun tricolore ne part avec une longueur d’avance. Avec ses 8000 points, on considère qu’un top 10 à Hawaii est synonyme d’une qualification automatique.

Maintenant, la bonne nouvelle c’est qu’on a 5 pros toujours actifs qui ont su remporter leur qualification dans le passé. On y retrouve Cyril Viennot, Romain Guillaume, Bertrand Billard, Denis Chevrot et Jeremy Jurkiewicz. La liste pourrait rapidement se rallonger avec des athlètes comme Antony Costes et pourquoi pas Sylvain Sudrie et Trevor Dulsaut, Cédric Lassonde, Yvan Jarrige…

Malheureusement, le chemin ne sera pas simple puisque pour le moment, Trevor Dulsaut est actuellement le seul athlète dans le top 50. Si cela n’est pas dramatique, les tricolores n’ont pas été en mesure de profiter de la zone tampon (septembre, octobre, novembre) où les meilleurs triathlètes sont absents du circuit afin de préparer ou en récupération de Kona.

D’ailleurs, la longue route pour Kona commencera ce week-end avec le premier rendez-vous important avec Ironman Malaisie.

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