Loic Branda se fait Trimer > SwimRun reliant Nice à Monaco, le début d’une nouvelle aventure.

Loic Branda est ancien nageur de haut-niveau en eau libre. S’intéressant depuis quelques temps au triathlon, il lui arrive d’ailleurs de partager son expérience dans nos colonnes. S’il organise depuis plusieurs années des stages en eau libre, le sudiste plongera aussi dans l’aventure du Swimrun en créant une course qui reliera Nice à Monaco (SwimRun the Riviera – 5,6km de natation et 20,2 km de course à pied).

La première édition aura lieu le 30 avril 2017. Les inscriptions débuteront le 15 décembre. Trimes est d’ailleurs partenaire de l’événement. On s’est donc entretenu avec Loic pour en savoir plus. 


Depuis plusieurs années, tu organises des stages en eau libre. Qu’est-ce qui t’a attiré vers le swimrun?

Grâce à une rencontre, avec Alex Bermond mon partenaire dans l’organisation du Swimrun The Riviera. Nous sommes tous les deux originaires de Nice, et ces endroits magnifiques nous les pratiquions étant plus jeunes soit en mer soit sur les chemins côtiers, avant même l’existence de swimrun tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Le swimrun c’est avant tout un partage d’expérience, et nous en avions pas mal à partager. Ayant moi-même un parcours de haut niveau natation en eau libre et vivant sur la Côte d’Azur, le swimrun est apparu comme une évidence. On retrouve dans ce sport la simplicité et la convivialité de la natation en eau libre, tout en y ajoutant l’esprit d’équipe avec un binôme. C’est vraiment très complémentaire.

Est-ce que tu penses que disputer des swimrun peut être bénéfique aux triathlètes? 

Pour moi le swimrun est complètement complémentaire à la pratique du triathlon et peut être bénéfique pour plusieurs raisons. Tout d’abord d’un point de vue planification de la saison, le swimrun démarre plus tôt et se prolonge plus tard, ce qui permet de faire des courses en période creuse. Ensuite, le côté équipe et entraide, cela permet à l’Athlète de dépasser ses limites dans un cadre différent et d’en apprendre pas mal sur lui-même lors de ces raids/aventures. Enfin il permet lorsqu’on a une saison ou que l’on traverse une période un peu limitée sur le plan du temps à consacrer à l’entrainement (vélo notamment) de continuer tout de même à se faire plaisir, à mettre un dossard et à participer à des courses.

Effectivement, c’est de la natation, mais l’effort est très différent surtout qu’en swimrun, tu as la possibilité de pouvoir utiliser plusieurs aides matérielles…

C’est de la natation aventure ! Avec les problématiques classiques liées à l’eau libre : prise de repères, milieu naturel, température, courant, etc., mais également les contraintes liées à l’équipement. Il faut adapter sa nage selon les équipements (chaussures, pull buoy) mais aussi selon son partenaire (uilisation des plaquettes, utilisation d’un lien). L’effort est usant surtout les transitions natation/CàP qui se multiplient, cela choque les organismes, il faut  être capable de les enchainer. D’un point de vue technique de nage, il faut s’adapter au matériel, je conseille souvent de nager régulièrement équipé, car ça change beaucoup les repères de la nage en piscine et ça peut être déstabilisant au début.

Beaucoup semble croire que c’est le sport de l’avenir et on voit la création de nombreuses courses, est-ce que la machine s’emballe?

C’est une bonne nouvelle pour les pratiquants de la discipline ! Je ne sais pas si la machine s’emballe, tout ce que je vois c’est que de nombreuses courses de qualité sont en train de naître. Il ne faut pas s’affoler, tout se régule et les courses les plus intéressantes perdureront.

 

Dans ton cas, tu as décidé d’organiser un swimrun dans ton coin en créant une course reliant Nice à Monaco. Peux-tu nous en parler ?

Tout à fait, c’est le parcours le plus « logique » que l’on puisse avoir ici sur la French Riviera. Le principe de base est simple : relier Nice à Monaco par le chemin côtier, et à chaque fois que le chemin s’arrête à cause des contraintes géographiques (falaises, rochers, presqu’île inaccessible…) on plonge dans l’eau et on réalise le parcours à la nage. Cela permet de traverser des coins superbes et méconnus, et surtout de découvrir une région par un côté inédit. C’est une vraie aventure.

Même si c’est la première édition, vous avez déjà tenu une pré-édition. Quel apprentissage vous en avez tiré? 

Effectivement nous avons réalisé avec un 10 de binômes triés sur le volet une version pilote en avril 2016 sur le parcours. Cela nous a permis d’affiner les passages techniques, de valider les natations et les sorties et de proposer aujourd’hui un parcours étudié avec soin.

À quoi doit s’attendre les compétiteurs, qu’elles seront les spécificités de ce parcours?

C’est un parcours assez typique d’une côte accidentée, avec des chemins de Trails, mais aussi quelques tronçons  plus « roulants ». Les parties natation sont en mer, avec tout ce que cela peut comporter, vague, courant, etc. C’est un parcours assez équilibré avec 15 transitions 21 km à pied et 5 km dans l’eau. La plus longue càp fait 6km alors que la plus longue natation fait 1km. Nous n’avons pas de dénivelé particulier, la difficulté réside plutôt sur la technicité du parcours, l’orientation en mer et sur les chemins.

Et pour une fois… la température devrait être un peu plus clémente, parce qu’entre nous… les swimruns sont souvent polaires…

C’est une discipline suédoise ! Alors c’est logique que l’eau ne soit pas à 28°C 😉 . Pour le coup c’est une période où la température est idéale autour de 18° dans l’eau et sur terre. Ce qui permet aux participants de ne pas souffrir de la chaleur ni être dérangés par le froid, car les transitions s’enchainent très bien.

Avec quel objectif tu te lances dans cette course, compte tenu du cadre, as tu le sentiment que cela pourrait devenir une épreuve phare de la discipline?

Nous l’espérons en tout cas ! Pas d’objectifs particuliers pour cette première édition grand public si ce n’est réaliser une belle course et que toutes les équipes participantes repartent avec l’envie de revenir l’année prochaine !

Je sais que beaucoup parle du Swimrun comme des courses faciles à organiser, mais est-ce vraiment le cas?

C’est sûr que par rapport au Triathlon, il n’y a pas de partie vélo et donc moins de contraintes sur route par rapport à ça. Après je ne pense pas qu’une course soit facile à organiser surtout en France. Les particularités du swimrun surtout sur les parcours natation c’est d’avoir une zone de course très étalée, il faut pouvoir assurer la sécurité en mer de tous nos participants, et ce Éts souvent sur ces moyens que les efforts des organisateurs doivent être portés.

Est-ce que tu souhaites ajouter quelque chose?

En préparation aux différents swimrun de la saison, les stages swim the riviera présentent une vraie valeur ajoutée pour tous les swimrunners qui désirent se perfectionner en natation en eau libre !

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