Frederik Van Lierde se fait trimer > droit devant vers Kona, toujours!

Trimes s’est récemment entretenu avec le belge et champion du monde Ironman 2013, Frederik Van Lierde, afin d’en savoir plus sur sa fin de saison et la suite. 


Tu as annoncé la semaine dernière que tu te joignais au club des Sables-d’Olonne, est-ce que tu peux nous dire ce que signifie ce partenariat? Tu vas revenir en Grand Prix?

Pour moi, c’est vraiment génial de joindre le club LSVT. C’est Patrick Girard qui a pris le premier contact au mois de novembre et depuis, on a déjà bien travaillé ensemble. Pourquoi ne pas attirer des triathlètes longue distance au lieu des triathlètes courte distance internationaux? Nouvelle mode peut-être?

On a des projets en commun (jeunes, club, partenaires, mécénat, Ironman, …) et je crois fort dans notre futur ensemble. L’enthousiasme dans le club était énorme ce weekend quand on l’a annoncé, je me sens vraiment la bienvenue et j’ai déjà hâte d’y être!

Et non! Ne t’inquiètes pas! Pas de grand prix, mais je participerai au M et dans le relai des entreprises (avec/dans l’équipe groupe Mousset) le premier weekend de juillet aux Sables-d’Olonne.

D’ailleurs, tu seras très présent en France pour 2017, avec Aix, Nice et Vichy…

Je me sens très apprécié en France comme athlète, autant pour mes performances que comme être humain. Après, c’est vrai que pas mal de mes meilleures performances ont été faites ici. Et puis, la France, c’est à côté de la Belgique. Au niveau de communication, c’est aussi plus facile puisque j’essaie quand  même à parler un peu de Français.

Aussi, Nice semble être une course référence pour toi… 

Oui, je l’ai déjà faiet 5 fois et j’ai plein de références sur le parcours. Après, Nice n’est pas réellement une course de préparation pour moi! C’est l’histoire, quand tu regardes les vainqueurs de cette course, ça reste un mythe… J’ai trop de respect pour cet événement, alors je veux toujours me présenter la bas afin de me battre pour la victoire.

D’ailleurs, je pense que, jusqu’à maintenant, j’ y ai effectué ma meilleure course à ma vie en 2013 (8h08’59) ! Cette performance était plus fort qu’Hawaii en 2013 (année du titre mondial ironman) ou autre.

Parlons de Kona 2016, tu as été l’un des athlètes à recevoir une pénalité dans les premiers 50 km du vélo…

Très simple, après 15km de vélo dans le groupe de tête, j’étais en 15e position et dans le groupe de tête avec 30 mecs, on est tout juste dans les premiers kilomètres de la Queen K, il y a cette descente où je suis bien à 10+ mètres en arrière de celui qui est devant moi, puis il y a cette montée, dans l’enchainement, je remarque que je me suis trop rapproché, tout de suite, je me mets debout et je freine. En même temps, un arbitre arrive à côté de moi et me présente un carton bleu …

Je lui demande ce que cela signifie! Je n’ai jamais reçu un carton dans ma vie! J’espère que c’est un ‘stop&go’, mais il s’en va. 10 minutes plus tard, je demande à un autre arbitre et lui il m’explique qu’une pénalité de 5 minutes m’a bien été attribuée…  Je dois l’effectuer après 60km …

Mais, avais-tu l’impression de t’être présenté à Kona dans ta meilleure forme depuis ton titre mondial? 

Oui! Depuis mon titre de 2013, je suis revenu à Hawaii déjà 3 fois avec plus ou moins la même forme, voir mieux. Mais à chaque fois, il y a eu des imprévus qui ne m’ont pas permis de montrer ce que je valais vraiment. Mais bon, ça, c’est le sport de haut niveau.

La marge d’erreur est très minime et je sais que dans mon cas, la course doit se dérouler parfaitement pour gagner.

L’année où je gagne, je n’avais pas réalisé tout ça … Maintenant oui!

Et donc, j’imagine que le post Kona a dû être dur à accepter et que ce résultat aurait pu mettre ta confiance pour la suite en péril…

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Cela aurait pu… mais ce n’est pas moi ça! Dans les 24 heures après la course, on s’était déjà aligné sur la suite avec comme nouvel objectif, Ironman Cozumel! Je me suis dit, avec une telle bonne forme, je ne peux pas terminer ma saison avec une 10e place à cause d’une pénalité!

Et il y a eu cette victoire au Mexique…

C’était la preuve pour moi que la forme était bien là. 7 semaines plus tard, probablement pas la même grande forme qu’à Kona, mais je réalise quand même une course en 8h03 dans la chaleur et l’humidité au Mexique.

C’était dur, d’accord, mais mentalement, c’était très important de terminer la saison sur une victoire, je pouvais alors prendre du temps de repos bien mérité. Et maintenant, j’ai déjà repris mes entrainements et retrouvé les mêmes sensations.

Je pense que si j’avais terminé ma saison après Hawaii, cela aurait été une très mauvaise idée parce que mentalement, j’aurai eu encore trop faim et trop de frustration dans mon corps et ma tête!

Et ta motivation actuelle…

Une deuxième victoire à Hawaii. Simple comme bonjour!

Mais… Beaucoup voient Jan Frodeno comme l’athlète parfait et presque imbattable, à les entendre, les autres doivent se battre pour la seconde place…

J’ai beaucoup de respect pour Jan et l’on s’entend très bien, mais il n’est pas imbattable. Personne ne l’est! Il est très fort, mais il n’est pas une demi-heure avant le second!

Non, chez les mecs, on n’est vraiment pas si loin l’un de l’autre! C’est la forme du jour, la stratégie qui décide pour qui sera la victoire. Il y a au moins 5 à 10 garçons qui peuvent (ou sont capables de) gagner à Hawaii.

Avec Luc Van Lierde, est-ce que vous avez changé progressivement votre philosophie pour l’entraînement afin de mieux répondre à une nouvelle demande et ne pas tomber dans la routine?

Non pas du tout! 2017 sera ma 7e saison maintenant avec lui, et il y a toujours de la variation. On change les endroits, entrainements, courses… Bien sûr, on regarde ce qui a bien marché et ce qui a moins bien marché, mais la variation reste très importante, voire nécessaire! Lui aussi, il a eu une très longue carrière avec pas mal de malchance. Alors pour moi, il reste le coach idéal pour m’accompagner.

Quelles sont les prochaines étapes pour toi? Est-ce que toute ta saison est basée avec l’objectif en tête de gagner Kona en 2017?

Oui, Hawaii reste la plus importante. Bien sûr, je veux aussi gagner d’autres grandes courses, mais on gardera toujours la meilleure forme pour le mois d’octobre. Et ça, c’est clé pour y réussir. J’ai toujours l’avantage de profiter de ma qualif automatique jusqu’en 2018 en tant qu’ancien champion du monde. Donc, je ne suis pas dans la chasse aux points. Je fais donc les Ironman et autres compétitions que j’ai envie de faire et sans en faire trop. Cela me permet de bien planifier ma saison.

Est-ce que tu souhaites ajouter quelque chose?

Encore quelques nouveaux partenaires à annoncer. À très bientôt alors!

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