Courir plus vite en courant plus intelligemment?

Évidemment, pour courir vite, il faut faire l’entrainement en conséquence. Il n’y a pas de recette magique, pourtant, il existe plusieurs méthodes et techniques afin d’améliorer ses performances. 

Cela se prépare aussi par le vélo. 

Pour mieux courir le jour de la course, l’athlète doit obligatoirement avoir fait le volume suffisant afin qu’il lui reste assez d’énergie pour courir. Pour cela, il faut rouler en conséquence, mais aussi faire une estimation sur l’effort que vous devez fournir à deux roues.

À lire, comment gérer son effort à vélo, la règle du 10-20-30-40-50.

De plus, certains éléments sur votre vélo auront aussi un impact. Il a été démontré que l’angle de votre tube de selle avait un impact significatif sur votre manière de courir.

À lire, une position à vélo pour courir plus vite?

Dernier élément, cette étude The timing of fluid intake during an Olympic distance triathlon (2006) a démontré qu’en s’hydratant à tous les 8 km et non les 10 km, le coureur améliorait sa performance en moyenne de 3%.

Mieux choisir ses chaussures pour courir plus en économie.

Les chercheurs ont démontré qu’en réduisant le poids d’une chaussure par 100 grammes, on améliorait la performance par 1%. Maintenant, il faut prendre un certain recul face à cette donnée puisqu’outre le poids, il y a d’autres caractéristiques à prendre en considération comme la rigidité de la chaussure, le retour d’énergie, la forme de la semelle (berçante) et l’amortie. Tous ces aspects ont un impact sur votre manière de courir et donc votre économie. 

En courant avec des chaussures trop légères, on vient perdre certaines de ces caractéristiques. Si la performance doit généralement passer par un certain inconfort, il est difficile à croire que cela reste un choix pertinent sur de plus longues distances.

Maintenant, un autre aspect important, on estime qu’un athlète qui n’alterne pas ses chaussures, augmente ses risques de blessures par 39%. Alors, oui, au lieu de rechercher des chaussures avec certaines caractéristiques, jouer plutôt la carte de la versatilité. Il n’y a pas de trophée pour ceux qui courent tous leurs entrainements avec des chaussures minimalistes. En enfilant vos chaussures de course, vous aurez déjà le sentiment d’être plus rapide. 

À lire > Courir en descente pour développer une foulée plus économique

Une question de plaisir…

La fatigue est une question de stresse physiologique, mais aussi mental. Si l’atteinte d’un résultat vient vous mettre une mauvaise pression, vous vous ajoutez inutilement une nouvelle source de stresse. Cela a aussi un impact important sur une course. Sous pression, vous subirez une augmentation de votre rythme cardiaque et vous serez donc fatigué plus rapidement. Au final, appréciez et amusez-vous, c’est si simple. 

La musculation

Courir de longues heures est rapidement usant, plusieurs études ont démontré les bienfaits de la musculation et plus particulièrement de la pliométrie sur les performances en course à pied. Vous y gagnerez en dynamisme, mais aussi en stabilité. Plus un athlète est stable, plus il conservera son énergie en gardant le bon geste sur la distance.

Il est aussi conseillé d’inclure des sessions sur tapis avec des intervalles avec des pentes entre 6 à 10%. Cela vous permet de faire un travail en force. 

À lire, conseil > La musculation indispensable pour développer une foulée plus économique ?

La musique, la musique…

La musique a un impact significatif sur vos performances. Cela s’explique pour deux raisons, cela permet de faire passer le temps. Votre esprit est ailleurs. Mais aussi, sur son impact sur votre cadence. Plus le tempo sera rapide, plus vous serez amené à augmenter votre cadence. 

À lire > Dr Trimes > écouter de la musique à l’entrainement, oui ou non?

La bonne répartition.

Courir, c’est effectivement le meilleur moyen pour progresser, mais il savoir jongler avec les différentes vitesses. Accumuler les kilomètres avec une vitesse constante vous transformera en diesel. Au minimum, il faudra faire trois séances, soit longue (endurance), tempo (résistance à l’effort), et de vitesse (dev VO2max). 

À lire > La règle d’or répartition 80/20

Maintenant, vous êtes triathlètes et non un coureur. La bonne nouvelle, c’est que le travail effectué dans l’eau et sur deux roues aura aussi des bénéfices sur votre course à pied. 

À lire > Des séances faciles, mais jusqu’à quel point pour en tirer bénéfice?

Une question de poids…

Tout cela reste très logique, mais votre poids aura une conséquence sur vos performances. Maintenant, c’est un dossier épineux puisqu’il peut tourner à l’obsession. Il est donc important d’estimer ce qui doit être votre poids optimal et l’atteindre naturellement par l’entrainement et en évitant certains excès. On ne parle pas de privation extrême. 

À lire > Le poids idéal pour un Ironman

 

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