Les triathlètes olympiques canadiens Sarah-Anne Brault, Kirsten Sweetland et Andrew Yorke se retirent.

Après avoir accompli leur rêve de représenter la Canada à l’épreuve olympique de triathlon, les Canadiens Sarah-Anne Brault, Kirsten Sweetland et Andrew Yorke ont décidé de se retirer du circuit de l’Union internationale de triathlon.

Brault est prête à encrer son style de vie tout en œuvrant comme entraîneure, en travaillant et en appréciant une foule de sports d’hiver dans sa ville natale de Québec. Sarah était aussi très apprécié par son club en France, Metz.

Yorke (Caledon, Ont.) se concentrera à redonner à sa province natale, où il travaille avec un groupe d’athlètes au Runner’s Den à Hamilton, tout en ne perdant pas de vue son objectif ultime de devenir membre de la Police provinciale de l’Ontario.

Sweetland (Victoria), réside actuellement à Whistler en Colombie-Britannique où elle aime être active en pensant à la prochaine étape de sa vie et de sa carrière sportive. Selon les bruits de couloirs, on pourrait rapidement la retrouvé sur un vélo de montagne… 

Contrairement à d’autres athlètes sur le circuit ITU, ces trois canadiens ont fait le choix de prolonger leur carrière en longue distance. Pourtant, aucun de ces athlètes n’a plus de 30 ans. Est-ce que ce choix est définitif?

À cela, il ne faut pas oublier l’arret de Kyle Jones. Plus que jamais, le Canada aura le besoin de prendre rapidement le virage de la jeunesse.

Brault, âgée de 27 ans, a remporté cinq résultats parmi les 15 premières dans sa carrière de Série mondiale de triathlon. Le point culminant a été une quatrième place à Auckland en Nouvelle-Zélande. Elle est également montée sur le podium de la Coupe du monde à deux reprises.  

Très performante, autant dans le sport qu’en classe, elle a obtenu un diplôme en finance et économie à l’Université de West Virginia où elle a fait partie de l’équipe de course cross-country.  Grandissant au Manitoba, Brault a débuté en 2006 à travailler avec l’entraîneur Gary Pallet avant de s’installer au Québec puis en Australie pour les trois dernières années de sa carrière pour s’entraîner avec les Wollongong Wizards, dirigés par l’entraîneur Jamie Turner.

« La retraite a été une décision très difficile et qui a pris quelques mois à prendre. En fin de compte, je ne suis pas prête à me consacrer à cent pourcent à un autre cycle olympique alors je savais qu’il était temps, » a déclaré Brault.  «Je suis très fière de mes réalisations au cours de mon parcours de 10 ans en tant que triathlète et j’ai eu des expériences incroyables à représenter le Canada à des courses de triathlon à travers le monde. 

« Les Jeux olympiques ont été le point culminant, mais les liens humains que j’ai pu établir se démarquent encore plus que ma semaine à Rio. Vivre avec les Wizards pendant trois ans m’a façonné en tant que personne, m’a appris l’incroyable valeur d’être implacable dans tous mes efforts et j’espère que cela fait de moi une meilleure personne. »

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Une autre vétérante de 10 ans du programme canadien de triathlon de haute performance, Kirsten Sweetland, a également officialisé qu’elle s’était alignée à une épreuve de l’Union internationale de triathlon pour la dernière fois après avoir connu un cheminement en montagnes russes vers les Jeux olympiques d’été l’année dernière .

L’une des vedettes de triathlon les plus brillantes à émerger de la Colombie-Britannique, l’athlète de 28 ans a continué à viser ses objectifs de performance tout en luttant contre une série de blessures menaçant sa carrière, y compris la maladie de Lyme, quelques mois après être devenue la troisième Canadienne à gagner une médaille aux Jeux du Commonwealth quand elle a capturé l’argent en 2014. Cette réalisation est venue quelques semaines après avoir inscrit son nom dans les livres d’histoire en tant que deuxième Canadienne à remporter une médaille en Série mondiale de triathlon quand elle a remporté le bronze à Hambourg en Allemagne.

« J’étais déterminée à aller aux Jeux olympiques, mais ma médaille d’argent aux Jeux du Commonwealth est une chose que je chérirai pour toujours, » a déclaré Sweetland, qui n’oubliera jamais être montée sur la plus haute marche du podium de la Coupe du monde.

« Toutes mes réalisations qui sont venues après les années de blessures et de périodes difficiles ont été beaucoup plus satisfaisantes que mes succès au début de ma carrière.  Je suis fière d’avoir été capable de passer à travers les moments difficiles, et de remonter au sommet. Je suis contente de n’avoir jamais abandonné, même si par moments ça semblait être la chose intelligente à faire. Je vais m’ennuyer de l’ambiance à la ligne de départ et la façon rapide et marquée dont les concurrents de l’ITU attaquent chaque événement.  Je suis tellement reconnaissante envers tous ceux qui m’ont soutenu tout au long de ce cheminement. »

Andrew Yorke, qui a tout défié au long de sa carrière, terminera sa carrière suite à une mémorable course olympique où il a dû composer avec des blessures après une chute en vélo pour franchir la ligne d’arrivée.

Entraîné tout au long de ses années de formation par Barrie Shepley, et par Craig Taylor lors de ses deux quatrièmes places consécutives aux Jeux du Commonwealth en 2014, le grand triathlète de Caledon en Ontario est maintenant prêt à se concentrer à redonner à sa province d’origine, à la fois dans le sport et la vie.

« J’ai eu beaucoup de grandes réalisations, mais les meilleurs moments étaient ceux que personne ne voit,  parler avec les gars avant la nage, ou les longues courses dans les bois. C’est ce que j’ai vraiment aimé », a déclaré Yorke, dont le meilleur résultat en carrière en Série mondiale de triathlon a été une huitième place à Edmonton en 2015.  

« Je viens d’une petite ville de l’Ontario, et je suis incroyablement touché d’avoir pu représenter mon pays dans le sport que j’aime. J’étais tout à fait préparé pour les Jeux du Commonwealth et les Jeux olympiques, qui sont deux faits saillants pour moi, mais je suis très fier de ma conduite professionnelle, quelles que soient les circonstances que j’ai eu à gérer tout au long de ma carrière.  Je vais m’ennuyer de la compétition, de me présenter et d’avoir la capacité de participer avec mes coéquipiers à la quête d’un but unique. »  

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