Test > Casque aéro route Briko GASS > Tout compris.

À l’image des vélos, il existe une certaine homogénéité dans le design des casques de route aéro. La marque italienne Briko a récemment rendu sa copie en sortant le GASS. Si cette compagnie fondée en 1985 est surtout reconnue pour ses lunettes et ses produits pour le ski, son offre pour le vélo détone avec un design plus futuriste que traditionnel. 

Au premier regard, par ses formes franches, le GASS semble massif. C’est pourtant l’inverse, entre la compactivité du Giro Air Attack et l’aspect aéro du Specialized Evade, on a l’impression que l’offre de Briko a tout simplement pris le meilleur de ses deux références. 

Si Trimes n’a pas les moyens de confirmer les qualités aéros de ce casque, on peut tout de même confirmer qu’il est incroyablement bien fini. Contrairement à d’autres modèles de cette catégorie, il y a ce souci que le polyester ne soit pas apparent, protégé par une coque interne, cela permet de proposer un casque plus résistant au temps.

Puisque c’est souvent le point faible de ce type de casque, le GASS propose 11 aérations. Dans son cas, ils ont utilisé le principe de l’effet venturi, un système de canalisation interne d’air aspire l’air frais et pousse chaleur à l’extérieur.

Maintenant, un casque aéro gagne en performance en limitant le nombre d’entrées d’air. Si le GASS offre un équilibre intéressant, on n’est pas prêt à dire que dans certaines conditions, il ne s’avérera pas chaud. Cela s’explique d’ailleurs par une généreuse mousse intérieure. Elle est même présente au niveau du serrage arrière. Cet inconvénient est aussi un avantage puisqu’il est effectivement très confortable.

La différence se fait dans les détails. Et c’est justement là où le Briko GASS marque le plus de points avec plusieurs aspects distinctifs. On retrouve des ajustements en hauteur (en arrière), mais aussi latéraux (avant-arrière) au milieu du casque. Cela permet sans aucun doute de mieux s’adapter à la forme de la tête. 

On retrouve aussi un généreux filet anti-insecte bien dissimulé. Il n’y a pas réellement de conflit avec les lunettes puisque Briko vous encourage à la placer en arrière du casque. Avec ce que l’on peut considérer comme un aileron sur le casque, elles ne viendront pas interférer le flux d’air. 

Mais ce qui nous a particulièrement plus dans ce casque, c’est sa fermeture magnétique. Selon nous, cela devrait être un impératif pour les triathlètes. Dès que l’on est habitué à cette opération, il s’attache et se détache en quelques secondes. Ce système n’est pas exclusif à la marque. 

L’ajustement au niveau du réglage de la sangle en dessous de l’oreille est aussi très bien fait. Il peut même s’ajuster en roulant. On regrette par contre la longueur de la sangle qui est extrêmement trop longue. Un passage au ciseau mettra fin à ce problème. On se demande juste qui pourrait avoir une aussi grande tête. 

En arrière, on retrouve le système X light roll-fit, cette molette micrométrique permet le réglage au niveau de la taille de la nuque. Large et moulant, rien à redire au niveau de la stabilité. Au final, une sensation d’un contact bien réparti dans toutes les zones du casque. 

Malgré tous ces détails, le casque pèse 270 grammes ce qui est plutôt remarquable pour un casque dit aéro. Le casque est certificié CE EN 1078 et CPSC. Ils est donc homologué pour les courses en Europe et Américaines.

Notre impression de ce casque. Évidemment, sur les aspects techniques et pour un prix de 150 euros, cette une offre très bon marché. Maintenant, le choix d’un casque se fait également sur son look. Briko a décidé de jouer avec des formes et des couleurs brutes. Les couleurs vives demeurent un aspect sécuritaire non négligeable. 

Le design est plus discret qu’il n’en parait. Briko affiche un certain courage en détonnant de l’offre actuelle et c’est plutôt appréciable. À noter que le marquage Briko est en fait en autocollant et donc amovible. 

Les points faibles de ce casque? Cela n’est probablement pas le casque que l’on utiliserait pour monter le Mont-Ventoux en pleine chaleur… mais c’est aussi le cas pour tous les casques aéros sur le marché.

En fin de compte, on ne peut que féliciter qu’une compagnie offre un casque à 150 euros avec autant de détails techniques. Il n’a rien à envier à la concurrence. Maintenant, on aurait juste apprécié en savoir plus sur son efficacité aéro…

 

 

 

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