La Foulée des Coureurs(euses) Québécois(es)

Le Kenyan Moses Kibet, en voie de gagner le Marathon de Dublin (chrono : 2:08:56).  24 octobre 2010. Photo : http://mzungofire.blogspot.com/
Le Kenyan Moses Kibet, en voie de gagner le Marathon de Dublin (chrono : 2:08:56). 24 octobre 2010. Photo : http://mzungofire.blogspot.com/

Disclaimer : Ce billet ne vise pas à remplacer l’analyse de la foulée sur tapis roulant avec une caméra haute vitesse située à la hauteur du sol, perpendiculaire au coureur.  Ce billet tient seulement à souligner certaines observations non scientifiques ainsi que de grossières généralisations. Les commentaires de l’auteur sont purement subjectifs et ne visent aucunement à critiquer les coureurs illustrés.

Il arrive parfois (bon je l’admet, assez souvent) que je me fasse doubler durant une course à pied.  Que se soit en entraînement ou en compétition, mon premier réflexe va comme suit : je regarde la foulée du coureur ainsi que le type de chaussure qu’il porte.  Si sa foulée est fluide, que sa respiration est contrôlée, que sa cadence est élevée, et qu’il porte des chaussure Trimes approuved, je le laisse partir.  Si les enjambées sont beaucoup trop longues, que les bras partent dans tous les sens et qu’il respire tel Darth Vader, je m’accroche, je pousse un peu et dans 95% des cas, je dépasse l’individu quelques mètres plus loin.

Pourquoi?

Je l’ignore.  Sincèrement.  Par contre, je suis convaincu qu’il existe certaines caractéristiques types chez les coureurs « rapides » qui sont généralement absentes chez les coureurs récréatifs.  Il ne s’agit pas ici d’établir une causalité (ils courent vite à cause de leur bonne forme, ou ils ont une bonne forme par ce qu’ils courent vite), mais plutôt de souligner une corrélation (la majorité des coureurs « rapides » partagent certaines caractéristiques communes).  Lors d’un événement récent de 10 Km, j’ai noté, de façon complétement non scientifique, la foulée des coureurs pour ensuite regarder leurs classements.

À noter :

  • Le type de chaussure
  • La levée (ou l’absence de levée) du genoux
  • l’alignement des hanches (parallèle au sol ou inclinée)
  • la position du pied avant quand qu’il frappe le sol (point d’attaque)
  • La longueur des enjambées et la cadence (même si c’est difficile à évaluer via des images statiques)
  • L’angle formé entre la cuisse de la jambe avant et la cuisse de la jambe arrière
  • L’alignement des bras (dans la direction du mouvement)
  • L’alignement de la tête, des épaules et des hanches (latérale et frontale)

Photos : ZoomPhoto.ca

Ceci dit, félicitions à ceux et celles qui ont participé à cet événement.  Que vous vous battiez pour une marche sur le podium, pour votre groupe d’age ou pour vous remettre en forme, vous êtes déjà en avance sur ceux et celles qui n’ont pas utilisés leur cadran en ce dimanche matin génial!

6 commentaires
  1. Ah oui, l’homme au short rose, a selon moi une foulée de malade…
    il a aucune oscillation verticale.

  2. en fait il s est jamais arrêté de courir…. vraiment impressionnant, et je suis certain que le 10k c est pas sa distance!