Salazar nous parle de la confiance.

Voici l’homme qui s’est donné comme mission de prouver que les américains sont capables de courir aussi rapidement que les africains. Il est d’ailleurs le dernier américain (après Meb) a avoir gagné le marathon de New-York et à la tête du Oregon Project. Il parle de la confiance chez les athlètes et légitime le fameux « trash-talk » classique chez les sportifs dominants comme Macca. L’entrevue aborde aussi ses déceptions et sa façon de coacher.

Alberto Salazar about coaching from Losse Veter on Vimeo.

23 commentaires
  1. Meb est arrivé à 12 ans. Il s’est donc développé au USA. Je pense qu’on peut donc considérer qu’il est un coureur du système américain

    1. oui mais la remarque (qui est propagée partout sur les interwebs) fait référence à la génétique. Cela n’a rien avoir avec le racisme et tout… Mais il y a de nombreuses théories (connes) qui disent que les africains courent plus vites pour des raisons génétiques. C’est vrai que Salazar est cubain… mais bon, génétiquement il alimente aucun débat.

      Ce que je voulais dire en fait, c’est que le projet Oregon a pour but de prouver qu’un coureur n’est pas en fonction des gènes mais de la culture en arrière.

      Et Meb ne l’a pas prouvé.

      Est-ce que Meb a couru avec une culture américaine ou africaine où le sport d’endurance est mis en avant… ?

      1. Pourquoi théories connes ?
        On ne peut évidemment mettre de côté le tropisme et la culture spé mais quand 2 kenyans assez lambdas (on peut penser que le vélo est un choix par défaut de grosses capacités càp) arrivent et en 1 semaine montent l’alpe d’huez en vélo en 42′ (record de Pantani à 37′ (moyenne entre e compensé et le non-compensé), tu te dis qu’il y a quand même quelques prédispositions.
        Pour mieux se rendre compte, 42′ dans l’alpe ça fait du 5,6W/kg grosso modo pendant quasi 3/4h.

        Je n’ai pas d’avis tranché mais me garderai bien de juger les théories développées comme connes.

        1. Nick… le milieu nord américain est convaincu que c’est plus une histoire de culture… en gros le canada gagne a chaque JO en hockey, pourquoi? parce qu’ils ont un gene de comment tenir le bâton?

          En triathlon, on pourrait parler de gene australien et anglais, a moins que ce soit une affaire de culture?

          On ne realise pas du tout a quel point la course à pied est importante pour les kenyans, ethiopiens etc… ils ont des méthodes, un milieu ultra competitifs et c’est aussi la meilleure facon pour eux de s’en sortir alors voila.

          Je voudrais bien te resortir mes references la dessus, mais c’est dans des livres. Matt Fiztgerald en parle très souvent… Salazar aussi… et quelques specialistes parlent d’une affaire de technique.

          1. Je ne nie à aucun moment l’importance de la culture, l’importance sociale etc…c’est la 2è phrase de mon message 😉
            Maintenant certaines études sont loin d’être connes et méritent, amha, plus de considération et d’attention

  2. Ce n’est pas le message que je remets en question, c’est l’info.

    Anecdote intéressante concernant Salazar:
    Hier, mon coach de CAP(meilleur temps de 2h22 sur le marathon, sa spécialité à l’époque étaient les courses de 100km) dit qu’il a couru avec lui dans le temps (Salazar). Il dit qu’il était impossible à suivre. Sa tolérence à la douleur reste inégalée selon mon coach. Lors d’un marathon, sur une petite île de la côte est américaine, il a recu l’extrême onction à la fin de la course. Les médecins étaient sûrs qu’il allait mourir. Le gars allait-il au bout de ses limites vous pensez?

    1. tu as raison pour l’info.

      Le petit hic avec salazar, c’est qu’a force de toléré la douleur.. il a un fait un mechant burnout…

  3. Hello,

    Même si ce n’est pas politiquement correct, je pense aussi comme Nick que ces théories ne sont pas connes. Il est logique de penser que l’être humain se soit adapté à son milieu et que par conséquent certains groupes aient des prédispositions pour certains types d’activité vs d’autres.

    Cela me rappelle un docteur qui me disait que pour chacun de nous l’équation suivante est valide: « toi aujourd’hui = ton patrimoine génétique + ton histoire jusque maintenant »

    1. Alex et Nick,

      Ce que dit Alex dit en peu de mot (pcq comme il le dit il s’écrit des livres sur le sujet)ce n’est pas pcq tu nait Kenyen que tu vas courir plus vite. Prends un Kenyen à sa naissance et amêne le aux Etats-unis et il est cuit. Faites le phénomène inverse, les résultats seront différents. Mets Ryan Hall à 2 mois en Éthiopie pour le reste de ses jours, et aujourd’hui il gagne les plus grands marathons du monde j’en suis certain.

      Lorsqu’on regarde l’histoire: Sur les 10 meilleurs temps au Marathon, 9 sont soit par des Kenyens ou des Ethiopiens. Un seul par un americain qui est en fait un marocain naturalisé.

      On sait maintenant que les coureurs americains ont des meilleurs moteurs que les africains. Leur capacité aérobique est supérieure. On sait que l’altitude ne change rien au performance, à tout le moins aucune étude ne l’a prouvé.

      Ce qui change, c’est le cheminement de l’athlète et SURTOUT, l’apprentissage de la technique. It’s all about technique comme le dit Salazar. Et là, oui être au Kenya ou en Ethiopie fait que tu cours n’ont pas plus vite mais mieux. Il sont supérieur dans ce domaine. Ils l’ont l’affaire!

      Il ne faut pas oublier que les élites courent tous à grosse modo 3 minutes du kilo. Souvent les gars perdent une course pcq le gagnant a couru seulement 1 sec. plus vite au kilo. Pas 10 sec. comme dans nos courses régionales.

      Je pense donc également que ce n’est une question de lieu ni d’individu.

      1. C’est aussi une question de culture…

        les autrichiens n’ont pas de gène en ski, les brésiliens n’ont pas de gène en soccer. les nouveaux zelandais n’ont pas de gène du rugby, les belges n’ont le gène du cyclocross… MAIS LA CULTURE OUI!

        ce sont juste des nations qui ont favorisé un sport.
        = plus de pratiquants = plus de compétitivité = plus de savoir faire.

        Tu prends le canadiens Reid Coolaset, il court 2:11:29 a Toronto… et le gars est numero 1 au Canada et totalement inconnu. Et comme par hasard, au canada les marathons ne sont pas diffusés… on en parle jamais etc…

      2. Paul,

        il me semble que tu contredis tout le reste de ton discours (aucune part génétique) avec cette phrase.

        « On sait maintenant que les coureurs americains ont des meilleurs moteurs que les africains. Leur capacité aérobique est supérieure »

        Moteur = VO2max entre autres or quel est le paramètre numéro 1 du VO2max ?

        [Je ne nie en rien les autres paramètres prépondérants, je trouvais juste peu argumenté et déplacée le terme « connes » d’autant que j’en ai vu certaines pour le moins sérieuses (autant que je puisse en juger – je ne suis pas un scientifique-) allant dans le sens justement d’une faible (ce fameux 1″/km plus vite) part lié à la génétique (notamment sur la hauteur du jumeau chez les mollets des kenyans). Je vais essayer de retrouver]

        1. tu as raison, le terme « con » est un peu facile.

          Disons que le monde parle trop de génétique en ce moment… si tu es meilleur, c’est a cause de ta génétique et jamais de ta « dedication ».

          Ce n’est surement pas ton cas, mais l’opinion publique fini par dire… normal que les kenyans gagnent, ils ont la génétique de leur bord… c’est pas exactement ça…

          d’ou mon commentaire peut etre trop gratuit

          Des études, c’est des études… elles sont sans cesse contredites. C’est difficile de discerner tout…

          Récemment, des études ont commencé a dire que s’entrainer en altitude était néfaste… pourtant une décennie plus tot, on expliquait la réussite des africains à cause de l’altitude…

        2. Nick,

          Euh! Est ce que je lis comme il faut ce que tu viens d’écrire.

          La phrase explique justement que les africains n’ont justement aucun avantage génétique puisque leur attribut physique pur et simple n’est pas supérieur au américains pusique c’est dernier par leur entrainement réussisent à développer un plus gros moteur!!!!!! et pourtant, il ne courre pas plus vite. Qu’est qui explique qu’un courreur a plus de VAM (vitesse aérobique maximale)avec moins de VO2 max. C’est l’efficaté de sa foulée. Elle est plus économique mécaniquement. Ex: Lance Armstrong qui courre en 2h45 son marathon pendant que Haile avec le même VO2 max le courre en 2h03 min. Les deux on 84/85 de VO2

          A ce niveau il ont tous un VO2 max augmenté grace à l’entrainement. Aucun humain nait avec 85 de VO2 max.

          J’espere que c’est plus clair!

          Tu sais ont écrit souvent nos commentaires à la volé entre deux appels ou quand le patron a le dos tourné. LOL

          En terminant, cette histoire des mollets, ça m’intéresse!!! Ce n’est pas la premiere fois que j’en entend parlé. Ce serait bien que tu trouve la source. On pourrait faire un article la dessus!

          À la gang on sait tout!

          1. Je regarde pour les mollets. Je ne suis pas aidé par la génétique au niveau mémoire lol.
            Pour le cas Bras forts vs Haile du désir (TM) donc VO2 comparables (meêm si sur Bras Forts difficile d’avoir qqc de fiable) mais pas même VMA, il n’y a pas que l’efficience gestuelle, dans leurs cas particuliers, il y aussi et surtout un gros 20-23kg de différence qui tient une énorme part en l’occurence.
            Pour le côté génétique du VO2max, les travaux de Véronique Billat et de l’université de Laval tendent à démontrer qu’il y a une part génétique à la fois dans la valeur de départ et dans la capacité à le faire évoluer. Perso, j’en sais rien même si l’on connaît tous des gens à forte entraînabilité et d’autres moindres ainsi que des gamins (même milieu, même jeux, même culture) qui explosent d’autres aux cross de l’école à 7-8 ans. Elle viendrait d’où la différence ?

            Petite anecdote qui m’avait marqué sur ce sujet. Il y a 4 ans, lors d’un salon sur sport et santé, j’avais fait passer, plus pour les faire rigoler qu’autre chose, les 600 enfants de la ville sur la plateforme optojump (http://www.optojump.com/What-is-Optojump.aspx) et pour motiver les enfants, petits lots à la fin. Sur les 600, 5 valeurs sortaient du lot de manière très, très importante dont 4 de la même famille, de la petite soeur de 6 ans au grand frère de 17 ans (10″8 au 100m à 18 ans depuis), toute la fratrie avait un « pied » de fou !!! Ils restaient en l’air 20% plus longtemps que la moyenne des autres et 10% plus longtemps que les meilleurs autres. Bref, le soir on remet les petits lots etc… et l’on demande un peu plus d’infos au 4è qui ne portait pas le même nom… c’était leur cousin 😉

          2. Bon point!

            Pour finir avec Armstrong oui le poid entre en jeu mais à son poid et le VO2max qu’il a, il peut courrir plus vite. Tu sais, j’ai déja lû dans son cas, ses mollets de cycliste lui nuirait. Intéressant la concordance?

  4. Nick,

    Je viens de voir ton résumé d’athlete. Badaboum. On va t’appeller Messieur. Il faudrait que tu écrives pour Trimes!!!