Boutique LE COUREUR de Sherbrooke: Comment ne pas dépenser son 29,99$

Bonjour,

Je suis allé à Sherbrooke dernièrement et j’en ai profité pour aller faire une visite à la Boutique du Coureur que vous connaissez déjà probablement.  Belle petite boutique… Néanmoins quelque chose m’a amèrement déçu et je voulais votre opinion sur le sujet parce que j’adore cet endroit

Alors voilà:

Pour avoir travaillé dans le domaine de de la vente au détail d’articles sportifs, je crois qu’en tant que boutique spécialisée vous devez endosser certaines valeurs et une éthique bien spécifique à votre magasin. En gros, un peu comme dans la vie, chaque boutique se défini par les choix qu’elle fait et la façon qu’elle traite les personnes qu’elle côtoie.  Voici ce qui m’a choqué:  

Le 13 novembre 2010, des gens sont venus de partout au Canada, pour le championnat canadien de cross country présenté à Sherbrooke… Chaque course de leur circuit provincial était une étape de plus pour atteindre les SIC. On peut s’entendre qu’une saison comme celles-là, si vous avez déjà fait du XC, ce n’est pas de tout repos et ca exige énormément coté entrainement. Cependant, c’est surtout un rendez-vous nationnal qui permet évaluer la suprématie de notre université.

CHAMPIONNAT SIC – CIS CROSS-COUNTRY CHAMPIONSHIPS

Vous me direz que c’est peut-être pas grand-chose tout ca, que je m’excite le poil de jambe pour un morceau de tissu, mais pensez-y… Vous auriez la même réaction si je portais fièrement le chandail du Ironman que vous venez tous juste de compléter après des mois de préparation… il y a une petite histoire en arrière de chaque objet qui représente une course et je ne crois pas qu’aucune boutique au monde ait le droit de banaliser ce qui nous représente de cette façon.

Nous aimons porter ces chandails pour s’entrainer, nous aimons montrer que l’on court, notre niveau de compétition, qu’on a fait ceci et cela. Et c’est correct, pas de mal la dedans, mais je trouve que cela rejoint d’une certaine façon le débat que nous avons avec trimes, vous ne trouvez pas? C’est pour cela que nous sommes « L’anti triathlon business ressource » C’est pour cette raison que l’on déteste le fait que les compagnies s’approprient des logos comme IM pour toutes sortes de produit pas possible. C’est devenu banal, tout le monde s’identifie à quelque chose qui représente finalement beaucoup plus que leur simple égo.

Avec tout le respect que j’ai pour la Boutique Le Coureur de Sherbrooke, sa clientèle et ses employés,

Bonne semaine

(ce texte a été modifié de sa version originale)

6 commentaires
  1. Guillaume: c’est possible que c’est le CIS ou le Vert et Or qui ont vendu les chandails et que l’argent est peut-etre allé pour les athletes. Not sure, but I doubt that le Coureur has the licence to sell CIS stuff without CIS taking a cut.

    1. c’est ce que j’ai cru pour les premiers moments aussi. Seulement, La boutique vend aussi des chandails du X-trail Asics juste à coté? l’argent ira au coureur du X-trail?
      et je comprend pas courquoi CIS aurait donné sa permission pour vendre ces chandails là…

      I might be wrong, but it touches me… even if 5 or 10$ would come back on me because of those sells…

    2. Selon moi… la boutique s’est occupée de l’impression des t-shirts. Ils se sont retrouvés avec un excédent et ils se sont dit… on va pas les jeter… on va les vendre comme les marathons font…

      Le truc qui est évident, c’est qu’au québec vu que la communauté n’est pas très locace… c’est le style d’initiative maladroite qui passe généralement inaperçue.

  2. Bonjour à Guillaume et à tous ceux qui ont participé à cette discussion. Je vous écris en réponse à votre interrogation sur le chandail vendu à la boutique. Je suis gérant chez Le Coureur et moi-même un coureur de cross-country et de course sur route.
    Nous avons bel et bien fait imprimé les chandails pour l’événement et les avons vendus sur place, tout comme au championnat en salle au mois de mars. Comme quelqu’un l’a mentionné plus haut, il nous restait un certain inventaire de ces chandails. Nous avons décidé de les mettre en vente à la boutique.
    Je ne crois pas que ce soit déplacé de notre part envers les athlètes de vendre ces chandails puisque l’autre option serait de les jeter. De plus, même aux événements, ce ne sont pas que les athlètes qui se procurent ces chandails. Tout le monde aime bien se garder des souvenirs, que ce soit les parents des athlètes ou les bénévoles ayant participé à la réalisation de cet événement.
    La même situation se produit lors des grands événements de course sur route. Les compagnies qui se retrouvent avec un inventaire après l’événement doivent quand même vendre le tout et c’est pourquoi il y a des chandails du marathon de NY dans les outlets aux États-Unis.
    En espérant avoir pu répondre à votre interrogation.
    Au plaisir de se revoir.

    Kenny Beaudette
    Boutique Le Coureur