Intoxication de Slowtwitch et de la business triathlétique

Slowtwitch est une magnifique ressource pour connaitre mieux le sport. Il n’y a pas d’égal dans la qualité de leurs entrevues. J’ai toujours pensé que les médias sportifs sont de qualité uniquement lorsqu’ils sont écrits par des pratiquants du sport parce que ces journalistes sont tous simplement curieux et veulent faire partager leur amour du sport et ce que cela prend.

Le problème de Slowtwitch, c’est que son contenu devient de plus en plus « advertorial » et des fois je me questionne de plus en plus si on nous prend pas tout simplement pour des idiots. Ce que je veux dire par là, c’est que tous ces reportages en soufflerie sont simplement des publicités déguisées. Les athlètes se prêtent au jeu en arborant tous les logos de leurs commanditaires. Exemple parfait, l’éditorial photo sur Cameron Dye qui se change 48 fois durant une journée avec à chaque fois un nouveau logo.

Alors oui, les souffleries brassent du vent. Nos athlètes professionnels s’assurent de mettre leur kits de course, Mr Retul est là et ils s’assurent bien de montrer tous leurs commanditaires. Le petit hic, c’est que les chiffres restent privés, cela est gardé comme un grand secret histoire de donner de l’importance à quelque chose qui ne l’est pas.

Petit rappel, une position parfaite en vélo est momentané. Vous bouger sur votre vélo en fonction de la saison, du terrain etc. Nous faire croire que ces pros ont besoin de ces séances, c’est comme tous les systèmes d’absorption dans les chaussures de course à pied. On peut comprendre l’intérêt d’aller en soufflerie pour valider le choix d’un casque et encore là. Miranda Carfrae mentionne en entrevue qu’elle refuse de changer de position. Une semaine plus tard elle est dans une soufflerie pour (une séance de photos) nous faire croire qu’on cherche LA position qui va la rendre ENCORE plus rapide.

Après, il y a toute la communauté Slowtwitch. Encore une fois, c’est souvent une très bonne ressource mais malheureusement, elle est fréquenté par trop d’intervenants dans le business du triathlon. Exemple parfait, un certain Tom qui avait une femme qui trichait dans les triathlons, il a arnaqué ses clients quand il avait un magasin de vélo (les discussions des clients insatisfaits ont rapidement disparu du forum) et qui écrit désormais des critiques pour des produits vendu pour un magasin de triathlon. Il écrit une critique sur le Lemond Revolution en omettant de parler du problème du bruit excessif. Il publie une quantité faramineuse de photos avec le logo du magasin qui signe ses chèques. Pour notre intérêt?

Alors oui, de nombreuses marques rodent dans ce forum et cela cré des super-débats et des fausses idées sur les super-vélos. Ajoutez à tous cela quelques athlètes qui sont commandités par des marques ou qui veulent toucher leur 10% de commission sur le vélo qu’il voudrait tellement que tu achètes et que tu oublies pas de dire que c’est lui qui ta référé.

Faut-il vous rappeler que la championne du monde de l’univers 70.3, Jodie Swallow, à gagné son titre intersidéral sur une monture de route homologué pour une épreuve du circuit ITU?

Cela transforme le triathlon en un sport verbale et spécialiste de l’enflure marketing. Et je commence à me demander de plus en plus s’il existe d’autres sports qui sont autant infectés!

2 commentaires
  1. Slowtwitch est définitivement un site qui perd son prestige intellectuel à force de se faire fréquenter par les grands du marketing. Il est victime de sa popularité en quelque sorte.
    Il suffit de consulter les anciens articles de Dan pour voir que ce n’était pas ainsi il y a quelques années.
    Oui, le forum est une référence sur plusieurs sujets, mais c’est aussi une foire incroyable d’opinions contradictoires, souvent influencées par le budget en marketing de telle ou telle compagnie. Il suffit d’essayer de lire un peu sur les sujets « clincher vs tubular » ou « zipp vs else » ou encore « disc vs wheel cover » pour comprendre que les scientifiques, ceux qui comprennent la physique d’un vélo, sont effacés par les propos des multiples « experts » en la matière (lire:marketing)

    Le lavage de cerveau est pratique courrante. On essaie de faire croire aux gens qu’il faut investir minimum 10 000$ si on veut prétendre avoir la moindre chance d’être compétitif en triathlon alors que plusieurs athlètes non commantités prouvent le contraire. L’ego de certains est ahurissant.

    En effet, Demerly n’est pas impartial et sa critique du Lemond est hilarante.

    Je crois que le cyclisme de route ne laisse pas sa place nonplus pour faire dépenser les cerveaux mous. Pour mettre les choses en perspective par contre, les sports « show off » tels que le surf, le snowboard et le skate sont aussi des sports où les experts du marketing et de la mode s’acharnent sur les portefeuilles des pratiquants.