Ce qu’on à appris > Embrun acte un!

Pour la première journée de la semaine Embrunaise, ce sont deux courses bien excitantes qui étaient au programme : le traditionnel distance olympique (ou « M » selon la nouvelle nomenclature) et le grand prix.

Aurélien Lescure est un athlète complet

Tôt le matin, plus de 900 athlètes s’élancent dans le plan d’eau d’Embrun à 7h (6h50 pour ces demoiselles), sur un parcours désormais classique autour du lac de Serre Ponçon.

Une course intéressante de part la présence d’athlètes aux profils bien différents sur un parcours exigeant et varié fait de bosses, de passages techniques mais aussi de parties roulantes. Chez les garçons comme chez les filles, on s’attendait à une bagarre entre spécialistes de courses avec drafting et spécialistes de courses « à la pédale » voire de longue distance.

A ce petit jeu, Aurélien Lescure, en pleine préparation pour Stockholm, doit attendre la course à pieds pour revenir puis dépasser Raoult Shaw, Jérémy Jurkiewicz et surtout un Cyril Viennot très en jambe malgré son ironman victorieux il y a quelques semaines. La classe pédestre d’Aurélien lui aura permis de compenser son relatif manque de puissance en vélo sur la dernière partie très roulante du parcours embrunais.

Camille Donat de retour

On avait un peu perdu de vue l’ancienne nageuse de Saint Raphael. Pourtant, Camille Donat va écraser la course de toute sa classe en menant de bout en bout l’épreuve d’une main de maître. Elle devance au final Juliette Coudrey de trois minutes. L’Isséenne ne parvient donc pas à réussir un doublé en terre embrunaise et se contente de l’accessit. Un peu plus loin, Alexandra Louison revenu du diable vauvert en course à pieds complète le podium.

Johnny au dessus du lot, les français performants

A treize heure, place au grand prix pour un feu d’artifice ô combien attendu sur les pentes escarpées de saint Sauveur.

C’est la première fois que je vois les quatre premiers arriver un par un au parc à la fin du vélo ! Anthony Pujade se paye ainsi le luxe de poser sa monture vingt secondes devant Johnny Brownlee. Javier Gomez Noya suit à un peu plus d’une minute et Raphael Montoya montre qu’il grimpe magnifiquement bien en posant son vélo quasiment dans la l’ombre du champion espagnol. En course à pieds, tout rentre dans « l’ordre logique » des choses et l’enfant terrible du Yorkshire l’emporte devant Gomez et l’animateur du jour Anthony Pujade.

Derrière, c’est un peu la même musique… les athlètes arrivent esseulés ou par petits groupes et finalement, ce sont le plus fort physiquement qui s’en sortent le mieux. Etienne Diemunsch est de ceux là et se réconcilie avec Embrun en terminant 4emme après avoir reprit Montoya en course à pieds. Puis arrivent Aurélien Raphael et un Tony Moulay plus en forme et affûté que jamais. Ce parcours hyper technique aura aussi fait des victimes comme notre champion du monde junior Dorian Coninx qui va chuter dans la descente après un début de course prometteur.

Cinq français parmi les dix premiers d’un GP, personnellement, je n’avais jamais vu cela ! Ca met du baume au cœur suite au récent débat!

Par équipe, Sartrouville l’emporte et profite de la contre performance des sablais (4emme sur cette manche) pour s’envoler au classement général.

Il faut aussi souligner que Poissy prend la deuxième place de cette manche avec trois Français…

Comme quoi, on peut être performant avec des athlètes tricolores. Ce n’est pas seulement les étrangers qui donnent du piment et de l’intérêt à notre championnat… A méditer pour nos instances fédérales dont les décisions suivent une logique parfois bien difficile à comprendre…

Audrey Merle à « tout d’une grande »

Quatrième et au pieds du podium scratch d’un grand prix à dix huit ans, la sociétaire de Parthenay peut être fier de sa course. Elle n’aura finalement cédée face aux meilleures que dans la descente très techniques du parcours vélo. Par peur ? Par manque de technique ? Sans doute un peu des deux à deux semaines d’Edmonton…

On s’attendait à ce que le parcours fasse encore plus de dégâts chez les femmes que chez les hommes. En partant à 15 heures, ces demoiselles ont eu droit a encore plus de vent et de chaleur que les garçons, comme si la difficulté de la course ne suffisait pas !

Barbara Riveros a certainement dû se croire un peu comme chez elle au milieu des montagnes hier. La chilienne réalise une de ses courses les plus aboutit depuis longtemps pour se débarrasser sur le fil d’Andréa Hewitt. Nicky Samuels, peut être la meilleure cycliste du circuit mondial féminin, prend presque « naturellement » la troisième place d’une course où on est presque déçu de ne voir arriver Emma Jackson « que » cinquième.

Derrière, c’est encore la jeunesse triomphante Française qui fait parler d’elle. Léonie Périault vient chercher son premier top dix en GP (9emme) et Alexandra Cassan Ferrier confirme sa forme de Banyoles en arrachant la 11 emme place au prix d’une excellente course à pieds.

Nos jeunes françaises démontrent ainsi qu’elles ont largement le niveau pour défendre leur chance sur des courses de haut niveau international…

Sur ce parcours très spécifique, Julie Le Colleter vient se rappeler au bon souvenir de ses anciens résultats sur GP et cueille une très belle 14emme place (5emme temps vélo…) juste devant Julie Nivoix de retour en forme après un début de saison compliqué.

Par équipe, sur cette manche, c’est Parthenay qui décroche la palme devant Val de Gray et Poissy. Ces trois équipes se tiennent dans un mouchoir de poche au classement général devant les Isséens 4emme après trois manches et qui alignaient hier, un équipe 100% française avec une chef de file de tout juste vingt ans ! Chapeau !

Aujourd’hui, place aux duathlètes sur un parcours encore une fois technique puis ce sera la bike and run mardi, les « jeunes pousses » des courses avenir Jeudi et enfin les courageux de l’embrunman vendredi. En espérant que le vent et la chaleur veuillent bien se calmer un peu pour ses derniers…

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