Les Grand Prix, et pourquoi pas un plafond salarial?

C’est la saison des transferts et des signatures. Même si la D1 continue a attiré les meilleurs athlètes mondiaux et que le modèle français est la référence pour les autres nations, on doit continuer à réfléchir à la pérennité de ce système. Beauvais, Paris Lagardère et bientôt d’autres clubs qui étaient remplis d’enthousiasme et qui sont pourtant bien tombés. La raison principale est celle du budget. Pour être compétitif, il faut avoir de l’argent, comment réaliser avec ceux qui peuvent signer les 5 meilleurs au monde?

Les questionnements?

Sommes-nous en train de créer une fracture sociale de plus en plus importante entre les clubs riches et les clubs pauvres? Est-ce vraiment préoccupant? Chez les femmes, il est de plus en plus fréquent de voir des clubs refuser leur ascension en D1. Certains clubs montent sans pouvoir avoir les moyens de rester.

La deuxième plus grande problématique est celle de la formation. Si des clubs émergents ne sont pas en mesure de garder leurs espoirs dans leur structure faute de moyen, est-il possible de les garder motivées.

Un problème commun…

Eh oui, cette problématique est très commune dans les autres sports. Il suffit de penser au football, le Championnat de France est un modèle à respecter ou pas. Même si les jeunes issus des centres de formation sont extrêmement rares, certains clubs n’ont plus le choix de passer par là.

Évidemment, la situation des clubs de triathlon est encore plus fragmentée, et le résultat sportif est encore plus influencé par la faculté d’un club à ramasser les budgets. Il suffit qu’un partenaire de revienne pas pour que le château de cartes s’effondre.

La solution?

Certains championnats professionnels imposent un plafond salarial (NBA, NHL,..). Tous les budgets des clubs seraient connus. Ce n’est pas un système pour éliminer les clubs riches, mais pour limiter les dépenses et par ce fait offrir un cadre afin que le système reste accessible et permette de limiter la surenchère entre les clubs qui finirait par faire tomber les moins bien nantis.

En pratique, on pourrait déterminer (très arbitrairement) un budget entre 40 000 et 100 000 euros par club (salaires aux athlètes seulement). Cela imposerait aux clubs de trouver un équilibre entre vedettes, talents émergents et athlètes formés dans le club.

À l’image d’un club très riche qui pourrait se permettre de s’offrir toutes les vedettes, cela n’a sportivement plus d’intérêt et à force d’engager que des étrangers, allons-nous perdre la notion d’accessibilité pour les jeunes Français?

Un système comme celui-ci n’est pas pour tuer les clubs riches. Il est probable que si ce sont toujours les mêmes clubs qui gagnent, il pourrait se retrouver sans adversaire. Il suffit de penser à la Formule 1.

 

10 commentaires
      1. Je pense qu’il parle de Sartrouville là.
        T sais que Sartrouville n’a pas le plus gros budget …… .

    1. C’est toujours plus facile a défendre lors de démarche de partenaires ou de subventions, plutôt que d avoir 4mercenaires étrangers avec aucun lien à la ville concernée et qui consomme simplement.

  1. A ce jour, certains clubs de D1 fonctionnent avec moins de 25000 euros et d’autres avec sans doute plus de 10 fois plus : 250000 euros. Et pourtant ça fonctionne en partie. Les clubs pour ne pas voir le château de carte s’écrouler comme tu dis doivent rester dans leur moyen et ne pas s’emballer dans la sur enchère financière, quitte à perdre un gros leader ou à accepter de devoir jouer au mieux le maintien…

    1. C’est pour cela qu’un plafond a 100 000 euros aurait plus de sens.

      Comme je me le suis fait dire, avec un plafond a 3 étrangers, tu venais aussi stimuler une parité puisqu’il existe a peu près une dizaine de français capable de bien faire sur un FGP.

      Moi je pense que certains clubs tomberont encore lorsqu’ils vont perdre un président très actif… ou lorsqu’une ville decidera qu’elle ne peut plus se permettre de donner autant > changement de maire…

      Sportivement, est-ce qu’on ne risque pas de perdre l’intérêt si c’est toujours le meme club qui est devant. Ironiquement, l’aspect sportif est sauvé a cause d’une calendrier très complex.

      Si tu es un club de milieu de plateau, à quel point tu acceptes d’y rester?

  2. Si les Français veulent utiliser l’argent des subventions (leurs impôts) pour payer des étrangers je trouve ça plutôt généreux de leur part et tant mieux si les meilleurs internationaux en profite.