BEST OF 2014 > Leeds, la Mecque du triathlon? La méthode des Brownlee

Avant l’arrivée des Brownlee, personne n’associait Leeds au triathlon. Depuis le début de leur domination sur le circuit ITU, les Brownlee ont donné une certaine visibilité au centre de triathlon de Leeds qui a par la suite accueilli et développé plusieurs athlètes étant capable de rivaliser avec les meilleurs au monde. Comment Malcolm Brown, Jack Maitland et British Tri ont réussi à créer une structure aussi performante dans l’atteinte de l’excellence athlétique? C’est ce que Malcolm Brown explique en quelques points:

Leadership et coaching

  • Les entraîneurs étant à l’origine du centre ont de l’expérience et savent ce que cela demande de vouloir atteindre le plus haut niveau. Ils ont fait des erreurs qui leur ont permis d’apprendre beaucoup dans le passé.
  • Dans le cas de Leeds, il y a deux entraîneurs tels que mentionnées plus tôt. Malcolm Brown souligne que pour travailler conjointement, ils doivent avoir les mêmes croyances et valeurs dans le sport et ne pas avoir beaucoup d’ego pour laisser les athlètes briller.
  • Il mentionne l’importance de donner le pouvoir aux athlètes de prendre eux-mêmes des décisions et être autonome puisque que cela semble être dans la culture du triathlon, un sport où on est souvent amené à prendre des décisions importantes en situation de compétition. Il ne faut tout de même pas oublier que certains athlètes auront besoin de plus d’encadrement à ce niveau.
  • Les entraîneurs encouragent les athlètes de continuer leur éducation.
  • Les entraîneurs doivent être curieux et apprendre d’avantage sur ce que cela demande d’être un entraîneur peu importe le niveau auquel ils sont rendus.
  • Avoir de l’expérience dans un sport relié au triathlon.
  • Une philosophie ouverte permettant aux différents groupes du centre de s’entraîner ensemble et ainsi éviter qu’une ambiance «surchauffée» s’installe au sein d’un groupe haute-performance.

Environnement: structure

  • La structure s’est bâtie sur plusieurs années, c’est un processus relativement long.
  • Peu de technologies et peu de dépenses. Il faut se questionner sur  ce qui est vraiment essentiel à l’athlète selon son niveau.
  • Ils ont apporter les éléments manquant lorsque nous le besoin s’est fait sentir. Par exemple, physio, nutritionniste, préparateur physique etc.

Environnement: culture

  • Ce n’est pas une culture basée sur les titres gagnés, mais plutôt sur ce qui est mérité. Les athlètes doivent se mériter le droit d’aller aux compétitions/camps d’entraînement à l’étranger et des services additionnels.
  • S’entraîner en groupe est essentiel.
  • Il ne faut pas oublier qu’il faut aimer ce qu’on fait.
  • Les jeunes athlètes doivent apprendre des plus vieux et plus expérimentés. Ils ont beaucoup d’expérience à partager et de maturité à transmettre.
  • Leeds est froide, vallonnée et il y pleut régulièrement. En quelque sorte, ça doit forger le caractère. Le gazon n’est pas plus vert ailleurs, il est différent.
  • Brown ne croit pas que la transition entre junior/U23/sénior doit être longue. Si tu ne fais pas un impact rapidement chez les séniors, tu n’y arrivera jamais. Dès l’âge de 19-20 ans tu dois faire un gros volume d’entraînement et travailler fort (c’est encore plus le cas chez les hommes).
  • L’équipe de support a une expertise de niveau mondial, expérimentée, et prête à s’engager à long terme. Les membres accordent de l’importance aux plus petites tâches (lavage, transport des sacs etc). Ils font plus que ce que le contrat leur demande.

Entraînement: le model Brownlee

  • Le plan était établi sur une progression de 8 ans qui les mèneraient aux JO de Londres.
  • Ils avaient une vision claire d’où ils voulaient aller et du modèle technique (courir 10k en 28:00, 800 en 1:56 et 200 en 26.0).
  • Ils avaient une vision claire des méthodes d’entraînement pour y arriver.
  • Ils ont évalué leurs athlètes.
  • Ils ont évalué ce que cela prenait pour être le meilleur en compétition.
  • Ils ont établis des priorités selon leurs âges et leurs niveaux.
  • Alistair a connu une belle progression sur 10k «off the bike». Notamment, entre 19 et 21 ans où il a retranché 2min.
  • Environ 50% de leurs heures d’entraînement sont à vélo et environ 25% pour la CAP et 25% pour la natation. Ils font beaucoup de travail easy/steady ou, autrement dit, à basse intensité. Les entraînements à haute intensité correspondent en moyenne à seulement 5 séances par semaine pour les trois sports compris (cela doit toutefois dépendre de la période de l’année).

Voici à quoi ressemble une semaine typique:

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Voici le vidéo de Malcolm Brown qui explique tout ça avec plus de détails:

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