Édito > Faire le buzz à un prix. Hein José?

Ces dernières semaines, on s’est fait accuser plusieurs fois de vouloir faire le Buzz. Naïf ou pas, je prends généralement mal les critiques. Il y a toujours cette ironie de se faire accuser de faire dans la facilité alors quand on a l’habitude d’écrire sur des sujets qui ne sont jamais abordés autrement. Est-ce qu’on devrait garder sous silence les problématiques comme l’accessibilité, les pratiques malhonnêtes ou le comportement macho et rétrograde de certains?

On ne se fait pas d’idée, il est impossible de plaire à tout le monde.

Comme vous devez déjà le savoir, un autre José fait aussi le buzz en ce moment. Dans ces deux cas, ce sont des buzz qui ne font pas le consensus. Mais c’est quoi un buzz. C’est le fantasme ultime des communicateurs. C’est lorsqu’un message est repris par la communauté et qu’il génère un intérêt important. Lorsque le message fait place à l’interprétation, il suscite un débat, mais à la fin du compte, le communicateur à l’assurance de sortir de l’indifférence générale.

Voici une campagne parfaite. Une compagnie de tampons (ouin) a demandé à des personnes d’imiter une femme qui court ou qui lance une balle. Cela a démontré la fausse image qu’on donne… Les fameux préjugés.

Avec cette initiative, Always a fait le buzz, le message a été repris un peu partout et même des fédérations nationales comme Athlétisme Canada a repris le message. La visibilité et la notoriété obtenues par cette initiative n’ont plus de prix.

On revient donc à notre fameux José.


Tous avec José contre le Triathlon – Episode 1 par tous-avec-Jose

Est-ce que c’est drôle? En fait, cela reprend les mêmes mécanismes que #runlikeagirl. On joue tout simplement sur les clichés. On peut imaginer que le but ultime est de démontrer que le triathlon est plus accessible qu’on le pense. En bonus, cela pourrait rappeler au triathlète de ne pas se prendre au sérieux.

La réception à cette campagne est pourtant très mitigée. Travaillant en communication graphique, je suis plutôt étonné par la réception puisque par déformation professionnelle, je me demande bien ce que j’aurai pu proposer…

Comment vendre ce sport? On ne peut pas sans cesse vendre du rêve à la sauce ironman avec la fameuse idée du dépassement absolue. D’ailleurs pour être honnête, quand mon intérêt s’est manifesté pour le sport triple, j’étais convaincu que j’allais rentrer dans un milieu rempli de soldats, pompiers, superhéros, etc… Cette campagne m’aurait probablement touché en me désacralisant ce sport. Parce que oui, certains agissent comme s’ils étaient des demi-dieux.

Alors cette campagne de José, t’en pense quoi? Bah, il faut de tout, ce n’est pas parce que cela ne touche pas mon type d’humour la rejeter du revers de la main. Si on est de nature positive, désolé de dire que le père Noel n’existe pas et vu les messages sponsorisés sur Facebook et les tweets de José, c’est manifestement une campagne orchestrée par la fédération.

Elle a le mérite d’être active.

Est-ce que c’est drôle? En fait, cela reprend les mêmes mécanismes que #runlikeagirl. On joue tout simplement sur les clichés. On peut imaginer que le but ultime est de démontrer que le triathlon est plus accessible qu’on le pense. En bonus, cela pourrait rappeler au triathlète de ne pas se prendre au sérieux.

La réception à cette campagne est pourtant très mitigée. Travaillant en communication graphique, je suis plutôt étonné par la réception puisque par déformation professionnelle, je me demande bien ce que j’aurai pu proposer…

Comment vendre ce sport? On ne peut pas sans cesse vendre du rêve à la sauce ironman avec la fameuse idée du dépassement absolue. D’ailleurs pour être honnête, quand mon intérêt s’est manifesté pour le sport triple, j’étais convaincu que j’allais rentrer dans un milieu rempli de soldats, pompiers, superhéros, etc. Cette campagne m’aurait probablement touché en me désacralisant ce sport. Parce que oui, certains agissent comme s’ils étaient des demi-dieux.

Alors cette campagne de José, t’en penses quoi? Bah, il faut de tout, ce n’est pas parce que cela ne touche pas mon type d’humour la rejeter du revers de la main. Si l’on est de nature positive, désolé de dire que le père Noel n’existe pas et vu les messages commandités sur Facebook et les tweets de José, c’est manifestement une campagne orchestrée par la fédération.

Elle a le mérite d’être active et de tenter des choses. Restons pragmatiques, 95% des pubs sont des flops. Il n’y a jamais de garanties sur ces choses-là.

Malheureusement, la réception de cette campagne est souvent dictée par la perception positive ou négative envers la fédération. Par ce fait, les plus vocaux condamnent ce geste pour des questions monétaires puisqu’ils n’ont jamais digéré le prix de leur licence.

La fédération (FFtri) n’est certainement pas parfaite, mais elle demeure une référence internationale et je ne pense pas connaitre de meilleure fédération nationale en triathlon. Je sais qu’il existe un groupe d’athlètes qui détournent le système en prenant une licence américaine. Ironiquement, l’USAT est loin d’être parfaite et collectionne les poursuites judiciaires. Le sport triple est loin d’être en meilleure santé dans cette région du monde. Et même si la licence est moins chère, les organisateurs se reprennent puisqu’il faut dépenser plus de 700$ pour un Ironman.

En prenant votre licence, vous obtenez une assurance, mais vous contribuez aussi au développement du sport et à la formation. Pour rendre justice, la fédération collectionne quelques bons coups et il n’est pas étonnant que de nombreux talents émergent des clubs.

Et certains vont vous répondre que cela ne les concerne pas… Pourtant, on pourrait faire le même raisonnement avec les impôts. Ah oui, mais, la licence journalière est très chère… oui, mais c’est parce que ces athlètes font rarement plus de 2 triathlons par an…

José n’est probablement pas parfait et oui, tout a un prix dans la vie… Je ne sais pas vous, mais je n’ai jamais entendu quelqu’un louanger une institution d’utiliser son budget adéquatement.

 

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