Les canadiens toujours privés de série mondiale?

À l’exception de Joanna Brown, à nouveau, aucun Canadien ne sera au départ de la prochaine mondiale d’Hambourg. Depuis la nomination du nouveau directeur technique, Triathlon Canada exige de ses athlètes d’obtenir de monter à deux reprises sur le podium en coupe du monde afin d’obtenir des départs en série mondiale (WTS).

Ce critère est unique au monde et s’il était appliqué par d’autres fédérations nationales, on se retrouverait avec moins d’une vingtaine d’athlètes à chaque WTS.

Maintenant, s’il faut avant tout féliciter Joanna Brown pour avoir relevé le défi en quelques mois, en accomplissant ce challenge, il y aurait une certaine injustice en permettant à d’autres athlètes d’obtenir un passe-droit sans avoir réalisé le critère.

Malheureusement, chez les hommes, on est toujours au point de départ. Le Canada ne présentera aucun représentant à Hambourg, elle sera pourtant présence pour le Championnat du monde de relais. 

Paula Findlay, multiple gagnante de série mondiale et seul athlète canadien à avoir réalisé cet exploit, Tyler Mislawchuk, top 15 au dernier JO ainsi qu’Alexis Lepage regarderont la course individuelle.

Dans le cas de Tyler Mislawchuk, son récent titre national et victoire à ITU Ottawa PAN AM n’ont pas été suffisants afin que le directeur technique le maintienne sur la liste de départ d’Hambourg. Sachant que le Manitobain est sans conteste notre meilleur talent depuis Simon Whitfield, il existe une certaine incompréhension dans le choix de lui refuser l’accès à la WTS. Depuis son retour de blessure, il affiche déjà un niveau athlétique très encourageant. 

À cela, il faut ajouter des athlètes comme Matt Sharpe, Alexis Lepage, Xavier Grenier Talavera qui ont déjà une certaine expérience en WTS, plusieurs de ces athlètes ont démontré des belles progressions cette saison et présentent un niveau leur permettant d’atteindre des top 20 en WTS. Sans oublier un athlète comme Charles Paquet, vice champion junior qui paye pour les actions précédentes des autres. 

Dans notre cas, le grand questionnement est aussi dans les conséquences. Avec la présentation de deux WTS au Canada, comment générer un intérêt chez les amateurs pour ce circuit.

Et comment les athlètes réagissent à cela? La procédure ne leur permet justement pas de s’exprimer sur le projet.  

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