ITU Montreal WTS > Javier est mort, vive Javier Gomez.

Pour beaucoup, Javier Gomez est déjà dans une course avec le temps. S’il est désormais l’ainé du circuit, il plane toujours cette fameuse incertitude, est-ce que l’espagnol veut réellement se relancer pour autre cycle olympique?

Si le quintuple champion du monde a réussi son retour à la compétition en fanfare en gagnant la première série mondiale de l’année, Javier n’a plus gouté au podium. Certains commençaient à se questionner s’il n’avait tout simplement ralenti avec l’âge.

À nouveau, dans nos observations, il faut regarder la conjoncture. À Yokohama, Javier n’était pas à 100% puis le circuit nous a proposé deux sprints. Depuis l’absence d’Alistair Brownlee, le sport est en quelque sorte différent. Les deux premières disciplines sont de l’extérieure moins appuyées. Il manque ce chef d’orchestre qui permettait de rejoindre en T2 avec une confortable avance, mais surtout en gardant à distance des athlètes comme Mario Mola et Richard Murray, soit sans aucun doute, les coureurs les plus rapides du circuit.

Mais avant tout, la distance olympique est avant tout celle qui permet à Javier Gomez d’exprimer pleinement son talent.

Après course, il ajoute, « cette année est étrange, j’étais vraiment en forme à Yokohama et je n’ai pas performé, puis j’étais encore en super forme à Edmonton, mais encore une fois, je suis tombé malade. Aujourd’hui, c’était vraiment mon jour et je suis vraiment heureux de ma course en entier ». 

Mais revenons à la course. À Montréal, l’espagnol qui est reconnu pour remonter dans le classement lors du second tour de natation n’a pas réussi à combler son retard avec Richard Varga, Aaron Royle, mais surtout Jonny Brownlee.

Si l’on pensait que ces trois athlètes qui s’entrainent à Leeds réussiraient à s’échapper, Javier Gomez accompagné de gros rouleurs comme Kristian Blummenfelt (NOR) a réussi à reprendre les échappés.

Comme nous l’a mentionné le norvégien, de nombreux athlètes sont repartis insatisfaits de leur effort à Edmonton, alors, l’entente s’est faite automatiquement.

Mais après tout, c’est surtout en course à pied où Javier Gomez ne semblait plus être aussi dominant que les saisons passées. Il n’a pas perdu de temps pour nous contredire, dès la première montée, il attaquera Kristian Blummenfelt pour s’échapper et se diriger vers une autre victoire. Au final, il signe un temps très similaire à Richard Murray. Dans les deux cas, les athlètes ont coupé leurs efforts avant la ligne d’arrivée.

À 34 ans, il obtient sa 14e victoire en WTS, mais devient aussi le gagnant le plus âgé. Est-ce que cela sera assez pour le convaincre à prolonger sa carrière sur la courte distance?

 

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