Un an plus tard, l’alliance ITU et Ironman est-elle vraiment d’actualité?

Il y a déjà plus d’un an, ITU et Ironman annonçaient leur accord de coopération  dans le but de développer le triathlon.

Cette entente définissait les prochaines étapes à franchir pour continuer de développer et harmoniser la pratique (mise en place de règles standardisées, lutte contre le dopage, relations avec les fédérations nationales, procédures disciplinaires, initiatives marketing développées pour promouvoir la pratique groupes d’âge …). Voici les points qui avaient été annoncés. 

– Harmoniser la lutte anti dopage pour protéger les athlètes propres et l’intégrité du triathlon
– Travailler dans le but que l’ITU soit ensuite reconnue comme la seule entité gérant le triathlon à l’international 
– L’ITU gère et coordonne la communication avec les membres des Fédérations nationales pour mettre en place des règles standardisées et renforcer l’application des règles de l’ITU
– Ironman se joindra aux ressources de l’ITU dans la lutte contre certains comportements contraires à l’éthique tels que le dopage technologique, la triche, la mise en place d’un code de conduite, … 
– Ironman et l’ITU travailleront ensemble pour établir un corpus unique de règles pour le triathlon longue distance d’ici 2018
– Ironman et l’ITU coopéreront pour favoriser le développement du triathlon, notamment sur les sujets de la sécurité, de l’amélioration de l’expérience des athlètes, et spécifiquement ceux courant pour la première fois, la pratique féminine, ainsi que l’éducation 
– l’ITU sanctionnera directement certaines épreuves Ironman comme événements internationaux

Dans les faits, lorsque le groupe WANDA, propriétaire d’Ironman a décidé de se porter acquéreur de la division sportive du groupe Lagardère, Ironman est devenu du jour au lendemain organisateur de plusieurs séries mondiales ITU. Leurs destins étaient donc liés. 

Plusieurs mesures devaient rapidement être mises en place comme l’arrivée des arbitres formées par l’ITU sur certaines courses championnats Ironman. Cela n’a pas été le cas. 

De plus, dans nos échanges, il existait un souhait d’Ironman que l’ITU restructure son circuit afin que les athlètes pros accèdent aux différents paliers de compétitions en fonction de leur classement.

De plus, était évoquée une plus grande flexibilité afin de permettre aux athlètes de se partager entre les deux circuits. Toutes ses mesures auraient dû permettre à certaines fédérations internationales de retrouver un certain intérêt afin de financer ses pros nationaux. 

Est-ce tout simplement une question de temps?

Avec la récente annonce d’Ironman d’abandonner le système qualificatif par point pour Kona et le Championnat du monde de 70.3 (retour aux spots qualificatifs par course) pour la saison 2019, on est en droit de se questionner si la fameuse entente est toujours d’actualité. Cette nouvelle formule va à l’encontre des initiatives habituelles de l’ITU. 

Dans le cas de l’ITU et de la série mondiale, son environnement a rapidement évolué avec l’émergence d’un nouveau circuit concurrent avec la Super League. Cette nouvelle formule semble plus appropriée pour séduire de nouveaux diffuseurs et donc offrir une nouvelle visibilité au triathlon. On parle d’un circuit professionnel qui n’a donc pas à se soustraire aux règles d’une fédération internationale.

Du coté d’Ironman, la propriété de Wanda ne s’avère plus aussi profitable qu’annoncée. Le sport triple est en ralentissement en Amérique du Nord et la fièvre Ironman n’a pas encore frappée totalement les pays asiatiques…

Si tout cela peut prendre du temps à se mettre en place, un an plus tard, on a observé aucun effet de cette alliance…

L’ITU continue d’ignorer l’actualité Ironman et vice versa. 

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