On a testé pour vous: Merida Reacto

Méconnue dans le triathlon et encore considérée comme marque marginale, Merida semble pourtant avoir le vent en poupe depuis son association avec le team Lampre.

Après avoir fabriqué des vélos et équipements pour de nombreuses marques comme Raleigh, Mongoose, Centurion … la firme taïwanaise a décidé, en 1988, de créer son propre bureau de conception, sa chaîne de montage et son réseau de commercialisation avant de racheter 49% des parts de Specialized en 2001.

La marque s’est d’abord distinguée dans le monde du VTT, en étant le support de plusieurs athlètes titrés sur des Coupes du Monde et Jeux Olympiques avant d’être plus dévoilée au grand public en s’associant à l’équipe Bahreïn en 2017.

Nous avons eu l’opportunité de tester le Reacto 4000 ed. 2019 et nous nous sommes dit qu’il serait sympathique de vous dire quelques mots.

Avant de nous l’envoyer, William & Arnaud, deux des commerciaux français de la marque nous le présentent comme un vélo polyvalent, confortable, et adaptable à tous les types de pratiques.

Un peu curieux de vérifier tout ça nous nous donc sommes dirigés vers les Pyrénéens afin de voir ce que le petit rendait une fois engagé dans les lacets du col d’Aubisque et les longues lignes droites de la vallée d’Ossau.

Le vélo, qui nous était présenté comme un modèle polyvalent s’avère ne pas trahir sa description: aussi bien à l’aise en inertie que dans les relances « post lacets », le Reacto n’est pas de la famille des montures qui vous plantent dans les bosses. Le routier qu’il est se laisse facilement charmer par les cols pyrénéens, aussi bien en montée qu’en descente et semble faire partie de ces vélos « caméléons » qui s’adaptent à tous les terrains de jeu.

 

Objectif confort pour la version 2019: la révision des haubans, le travail des fibres de lin et de carbone ainsi que le changement de sellerie confèrent à ce vélo une meilleure assise ainsi qu’une bonne absorption des vibrations. Le Reacto semble en effet allier confort et efficacité, même après plusieurs heures de selles.

Le petit changement au niveau de la tige de selle: en particulier au niveau de la petite pièce molle censée améliorer l’assise semble donc faire son travail (à noter qu’il semble y avoir moins de risque de l’égarer que sur les anciens modèles).

 

Merida a décidé de conserver le placement de ses freins: en position basse à l’arrière et calé dans la fourche à l’avant, question aéro.

Faciles à régler ils ne posent aucun soucis à l’usage. Seul petit bémol pas pratique du tout: difficile de passer tous les profils de roue devant.

 

En parlant de roues, le modèle en aluminium, de base, livré avec les vélos semble faire le travail mais tremble un peu de peur sur certaines relances sportives. Nous vous conseillons donc de vous armer d’une paire un peu plus rigide, qui rendra votre vélo tout à fait parfait !

A noter qu’il est possible d’opter pour une gamme Vision si vous choisissez un modèle plus huppé.

Côté poste de pilotage la marque a décidé de changer de forme de cintre pour une prise un peu plus à plat que sur les anciennes gammes: choix judicieux car cela améliore grandement son ergonomie.

Les réglages étant particulièrement simples (chariot de selle, hauteur …), vous pourrez aussi facilement le transformer en monture Longue distance.

Il s’agit en somme d’un très bon vélo, qui correspond tout à fait à la description qu’Arnaud et William nous en avait fait.

Le vélo est surprenant d’efficacité au premier coup de pédale car on ne s’attend pas forcément à un tel rendement dans ces gammes de prix (environ 2000€).

Idéal pour une pratique polyvalente, le Reacto s’inscrit donc parfaitement dans une pratique du triathlon: débutant ou confirmé, courte ou longue distance !

Si vous souhaitez aller plus loin, voici la vidéo de lancement:

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