Petit guide pour comprendre les courses élites ITU Montréal WTS

Puisque Montréal sera la première série mondiale (création en 2009) dans une ville francophone, Trimes en profite pour vous proposer ce petit guide afin de mieux apprécier l’action.

La natation.

  • C’est en fonction du classement mondial que les athlètes choisissent, chacun à leur tour, leur positionnement sur le quai de départ. Les meilleurs ont donc les premiers choix. Généralement, ils choisissent de se placer aux extrémités et sur le côté intérieur. En éliminant des athlètes sur un côté, cela permet de limiter les contacts.
  • Le top 8 mondial porte désormais des casques de bain avec une ligne de couleur distincte. C’est donc plus aisé de suivre un athlète en particulier.
  • Pour les autres, le positionnement est plus aléatoire. Un athlète peut choisir de se placer à côté d’un nageur très rapide ou plus lent. D’autres préféreront se placer au milieu, en sachant qu’ils ont la vitesse pour se démarquer rapidement et qu’ils hériteront alors de la ligne la plus directe.
  • Pour la course vers la première bouée, on estime que les hommes doivent nager à moins de 1:05 par 100 m (1:13 pour les femmes) jusqu’à la première bouée (située à 300m) pour être en mesure de bien se positionner.
  • À Montréal, le premier virage est encore plus rapproché du départ et cela augmentera les risques de contacts. Alors que les premiers passent facilement la bouée, les suivants, eux, devront se frayer un chemin dans le trafic.
  • Suivra alors une chaude lutte. Les meilleurs nageurs tentent généralement d’imposer leur rythme alors que certains essayent de remonter dans le classement. Les nageurs tenteront généralement de rester groupés.
  • Montréal est la seule course où le public peut regarder l’action de haut et avoir une vue d’ensemble du parcours de natation.

Le vélo.

  • La transition est devenue cruciale. La moindre erreur peut coûter très cher. L’athlète doit très rapidement s’équiper et éviter tout contact avec un de ses adversaires. Pour que sa transition soit réussie, il doit s’assurer que tout son matériel soit bien dans sa boîte, sinon, il recevra une pénalité.
  • Si un athlète doit bien nager, il doit aussi absolument partir très fort à vélo et accepter de rouler à plus de 400 watts pendant plusieurs minutes. Encore une fois, l’athlète n’a pas le droit à l’erreur. La transition est toujours très spectaculaire.
  • Les premiers kilomètres à vélo sont souvent les plus intenses, puisqu’ils déterminent le positionnement de l’athlète et surtout dans quel groupe il se situera.
  • À l’image du Tour de France, lorsque les groupes sont constitués, leur destin dépend de leur entente. Contrairement au cyclisme, être un petit groupe n’est pas forcément un désavantage sur une formation plus nombreuse. Les virages viennent souvent désorganiser les regroupements. Certains sont généreux alors que d’autres préfèrent préserver leurs énergies pour la course à pied. Les attitudes varient en fonction des écarts entre les groupes.
  • Chez les femmes, il faut particulièrement garder un œil sur Flora Duffy qui a démontré dans le passé qu’elle pouvait s’échapper seule. Cette force vient avant tout d’une grande maîtrise au niveau technique. On vous recommande de porter attention aux virages qu’elle passe avec nettement plus de vitesse. Elle profite alors d’un phénomène connu, lorsque les groupes sont justement trop nombreux, les virages sont plus difficiles à passer.
  • On vous recommande de vous placer dans la montée sur le boulevard Saint-Laurent, puisque certains athlètes tenteront d’y faire la différence, mais aussi dans les sections les plus techniques du parcours comme le demi-tour de la transition.
  • Le plus spectaculaire reste toutefois sans contredit le dernier tour, les athlètes se battant toujours pour être à l’avant en rentrant en T2 (2e transition) et avoir le champ libre pour placer leur vélo dans leur support. En sortant avec 10 secondes de retard, cela peut à nouveau compromettre le résultat final.

La course à pied

  • Le premier kilomètre est souvent annonciateur du reste. Pour les hommes, il faut courir en dessous de 2:45-2:50 du kilomètre pour faire la coupure. On parle de 3:17 chez les femmes. On assiste généralement à une sélection dès le premier kilomètre.
  • Les athlètes doivent compléter 4 boucles en tout. En vous plaçant à un bon endroit le long du parcours de course à pied, vous pourrez mesurer l’évolution de la course à chaque passage.
  • Les demi-tours sont des opportunités pour les athlètes. Ces relances leur permettent de lancer des attaques. On vous recommande donc de vous placer proche d’un demi-tour pour suivre toute l’action.
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