La chronique de Xa’ > Eternel été, GP Quiberon, 70.3WC et plus…

Je regarde au-dehors. Il pleut sur la région Parisienne.

J’essaye de relativiser : au coeur de l’Atlantique, quelques endroits paradisiaques sont au même moment dévastés par les conséquences de la folie humaine ou par la force de la nature tout simplement. On ne sait pas, on ne sait plus.

Il n’y a plus saison. Le week-end dernier à Quiberon, le samedi fut « comme d’habitude » merveilleux. Avec une lumière dont seule la Bretagne a le secret. J’ai savouré, le lieu et les courses… Puis j’ai fui devant un dimanche presque cataclysmique… A l’échelle de la France s’entend…

J’avais joué Coninx et Beaugrand vainqueurs du championnat de France et gagnants de leur course. Pour une fois, j’ai eu raison, mais pour autant, je ne les pense pas capables de se montrer numéro un sur leur épreuve dans quelques jours à Rotterdam. Ils sont orgueilleux tous les deux, ça ne fait pas de doute, il faut l’être pour « jouer » à ce niveau…Alors Dorian et Cassandre, lisez cette chronique et faites-moi mentir…

J’espère que Vincent Luis la lira aussi. Pour me faire mentir à son tour et aussi pour me réconcilier avec ce formidable champion qui se trompe trop souvent cette année : sur ses courses… et dans sa communication. Car on ne peut pas qualifier un GP support de championnat de France de « dernières bonnes séances ».  C’est manquer de respect à la course et à tous ceux qui vous ont devancé. Une vraie faute de goût. Un champion doit être superbe dans la victoire comme lorsque les choses ne se passent pas exactement comme on le voudrait. Car c’est cela qui reste dans les mémoires à la fin, bien plus qu’un palmarès aussi énorme soit-il…

La France est forte… Chez les garçons, c’est de plus en plus clair. Tellement clair qu’il est difficile de déterminer une vraie hiérarchie.

Chez les filles, ça commence à venir, doucement, mais surement. Le niveau des meilleures Françaises se resserre et aucune n’a vraiment le même profil. Je me prends à rêver de faire un délicieux mélange de toutes ces demoiselles pour en sortir une arme secrète qui serait quasi imbattable. J’espère surtout voir d’avantages de dossards pour les tricolores en WTS l’année prochaine. Léonie Périault à montré le chemin de façon éclatante à Stockholm sous un soleil qui m’a réchauffé le coeur et l’âme alors qu’un peu plus tard, Pierre Le Corre s’offrait un sprint de rêve face à Kristian Blumenfeld pour tenter d’arracher le 1er accessit derrière un Johnny Brownlee intouchable et enfin de retour à son meilleur niveau… Et pour mon plus grand plaisir.

Car au-delà de mon léger chauvinisme cocardier bien naturel, c’est les champions et leur charisme qui me transportent. Peu importe la bannière. Et le 15 aout dernier, alors que je partais presque titubant sur mon marathon, j’ai eu quelques frissons en entendant l’arrivée de Marcel Zamora, que tout le monde croyait perdu depuis belle lurette pour un sixième sacre Embrunais. Tu peux dormir tranquille Marcel, tu es un immense champion et ton record n’est pas prêt d’être battu.

Ce week-end, c’est le Championnat du monde 70.3. L’affiche promise a prit un peu de plomb dans l’aile depuis le forfait d’Alistair et la non-présence de Jan Frodeno. Pourtant, je suis excité comme un gosse à l’idée de voir « Sebi » batailler contre Javier Gomez, plus magnifique que jamais cet été à Montréal et Sam Appleton, quasi invisible sur la distance depuis quelques mois… Encore une course extraordinaire en perspective. Je ne sais pas pour qui je suis dans le fond… ou plutôt, si : je sais que je suis supporter d’un format sur lequel les athlètes du long et de l’ITU peuvent se confronter à armes égales…

De la chaleur encore et toujours, jusqu’à Nice pour la finale du GP qui va sacrer Poissy sans surprise, mais où quelques valeureux clubs vont aussi tenter de sauver leur peau. On en parle peu, trop peu, mais c’est aussi la réalité de ce championnat. Et les plus petits ne sont pas les moins méritants, vous pouvez me croire…

Il sera temps alors, quel que soit le résultat sur la baie des Anges, d’aller faire la fête pour la Cup. Peu de véritable enjeu sur cet évènement pourtant incontournable pour les amoureux de notre sport. Du plaisir, uniquement du plaisir, quelques bières sans doute et le sentiment que ça y est, le rideau est presque tombé sur 2017… Presque seulement, car le triathlon à cette particularité d’avoir son rendez numéro un à la fin, tout à la fin de la saison… De l’autre côté de la planète. Sur une Ile paradisiaque où il faut toujours chaud, quel que soit le moment de l’année. Le meilleur moyen pour le fou de triathlon que je suis, de prolonger encore un peu, au moins dans la tête, la belle saison…

Je regarde au-dehors. La pluie a cessé comme par magie…

Éternel été…

Aucun commentaire