Ce que nous avons appris > ITU Stockholm Femmes

Cette course est très intéressante parce qu’elle reflète les progrès récents que certains athlètes ont fait puisqu’ils sont nombreux à préparer méticuleusement Londres. On a vu de nombreux athlètes corriger leurs points faibles. Même si c’est déjà la fin de la saison, il y a une progression réelle et constante dans les athlètes en développement. 
 
Jorgensen 2.0. 
Même si Gwen Jorgensen est déjà très dominante en ITU, il serait faux de croire qu’elle n’a plus de marge de progression. Encore très jeune dans le sport, sa manière de « courser » à Stockholm nous a démontré une athlète qui répond de plus en plus aux exigences de la WTS. Contrairement aux Brownlee qui dictent la dynamique tout au long de la course. Jorgensen n’a jamais eu ce pouvoir puisqu’elle a souvent subi le rythme en sortant avec un retard en T1. Même si les conditions à Stockholm était atypiques (wetsuit, eaux agitées) elle a été en mesure de sortir dans les 5 premières et suivre le peloton de tête jusqu’en T2. Aussi, Gwen Jorgensen étant anciennement une athlète qui faisait de la piste, elle a cette habitude de faire son 10k en progression. Pourtant a Stockholm, elle a changé ses manières en sortant première de T2 et en partant tout de suite en sur-régime. Sans conteste, ce résultat vient de prouver qu’elle s’améliore et devient progressivement plus compétitive avec des parcours moins roulant. Si ces progrès en vélo sont bien réelle, elle pourrait rapidement devenir favorite quelque soit les terrains (Madrid, Auckland).
31:41
Cela n’aura pris que 2.5km à Jorgensen pour faire son retour sur Andrea Hewitt, son temps de 31:41 nous rappelle une certaine époque ou Emma Snowsill courait tout simplement 1 minutes plus rapidement que toutes les autres filles.
Nos canadiennes, toujours en progression, toujours en apprentissage.
Ellen Pennock a sans aucun doute pris beaucoup de confiance en elle en sortant premier de l’eau. Malheureusement, elle n’a pas été en mesure de suivre le groupe de tête à vélo. Étant sa deuxième année en U23 et étant assez jeune en WTS, elle apprend présentement les pré-requis nécessaires en matière de cyclisme. Surtout qu’avec Stanford, Haug ou encore Stimpson qui ont ce besoin de durcir la course, il est devenu impossible de cacher une faiblesse. La bonne nouvelle est qu’elle continue d’accumuler les résultats encourageants (28e) sachant qu’elle a encore une bonne marge de progression. Sweatland est aussi dans ce cas, même si elle est reconnu comme étant une excellente grimpeuse, elle a du se battre pour rester dans le groupe des favorites à la fin du vélo. On pourra donc se questionner si c’est le nombre de relances qui la limité. Il en demeure qu’elle réussi une 20e place. Il est certain qu’en cette fin de saison, elle voudrait se rapprocher de la tête et retrouver sa vitesse en course à pied, mais pour le moment, elle apprend a passer à travers une saison complète. C’est avec une base solide qu’elle pourra batir, elle qui a subit beaucoup trop de blessures dans le passé.
Des athlètes féminines très constantes, des résultats en fonction du terrain?
Si on considére les forces et les faiblesses de chacun, Jorgensen en 1, Stanford en 2 et Haug en 3 semble être un résultat tout à fait logique. Même si Stockholm à une cote dès lors que Jorgensen, Stanford et Haug rentrerons ensemble, ce résultat ce répétera. Ce qui est tout de même étonnant, c’est la constance de ces 3 filles. On peut même y ajouter Simpson. 
 
Parcours juste montrant le vrai niveau athlétique de chacun. 
Stockholm est sans aucun doute le parcours le plus juste dans la saison puisqu’il offre des vrais opportunités aux athlètes de faire la différence. Technique et avec sa montée, il encourage les athlètes à se défaire des suiveurs. Son équilibre ne permet pas à une athlète non complète de briller.
Hewitt, le grand prix de la combativité.
Dans le tour de France, ce prix à une double valeur, celle du panache mais aussi de la bravoure naïve. Dans son attaque Andrea Hewitt à sans aucun doute compris que sa seule façon de faire un podium était de prendre de l’avance en T2. Malheureusement, en sortant de cette facon, elle allait sans aucun doute ne pas courir à son plein potentiel. Elle décroche une 7e place. Cela reste un excellent résultat, mais on peut se questionner si elle aurait pu obtenir un meilleur sort sans cette attaque puisque nous ne pensons pas que son niveau en course à pied est à 3 minutes en arrière de Gwen Jorgensen. 
Il en demeure qu’il faut être très reconnaissant face à ces athlètes qui tentent tout de même de bouleverser ces courses qui sont souvent trop prévisibles.
Wetsuit.
La hiérarchie en natation est généralement différente lors de l’utilisation des wetsuits puisqu’elle avantage certains athlètes. Avec une eau froide et un peu agitée, on a vu une natation très lente (plus de 20 minutes), il est difficile d’affirmer si les conditions l’ont rendu plus difficile ou que le tempo a été moins poussé par les meilleures nageuses. Il en demeure que Non Stanford et Anne Haug ont surement perdu la course dans cette discipline puisqu’elles sont sortis avec un retard important sur Jorgensen.
Cela sera donc a vérifié si Jorgensen a vraiment progressé ou elle a vraiment bénéficié du wetsuit. Il en demeure que Londres devrait aussi ête avec Wetsuit.
Domination britannique… 4 dans le top 10.
Évidemment, il est nécessaire de se questionner sur la raison de leurs succès. Il est important de stipuler que même si Stanford s’entraine dans le Yorkshire, Stimpson est dans le D Squad. Il est donc difficile d’affirmer qu’ils sont avant tout le résultat d’un système fédéral qui marche. Un peu comment toujours, chez Trimes.org on pense avant tout que le succès britannique est le résultat d’une longue tradition et de la popularité du sport qui encourage l’excellence. Additionné à cela une fédération britannique qui a clairement un budget important qui permet d’investir sur un grand nombre d’athlètes et de ne pas être impatient dans leur développement et l’ont rentre dans une réussite logique.
Problématique répétée avec l’ITU, l’infographie!
On le répète trop souvent, il est très difficile de suivre les courses ITU puisqu’il est difficile d’interpréter les dynamiques de chaques groupes. On continue de regretter que l’ITU ne copie toujours pas ce qu’il se fait dans le cyclisme ou l’athlétisme et surtout la formule 1. Le sport gagnerait grandement à donner les temps à chaque tours. Durant la course à pied, il aurait été très intéressant de donner les temps de passage au tour, cela permettrait aussi d’avoir une meilleure idée de la vitesse! Surtout quand Gwen Jorgensen court en 31:41.
Lisa Norden et sa conquête de Las Vegas? 
Lisa Norden s’est complètement dédiée à la longue distance pour 2013 puisqu’elle a l’objectif de gagner les championnats du monde de 70.3. Il en demeure qu’elle a une saison difficile mais victorieuse et qu’elle n’a pu être en mesure de courir autant qu’elle aurait souhaité. Sa venue à Stockholm était clairement pour aider les organisateurs suédois à garder un intérêt pour les locaux, mais cela lui offrait tout de même une excellente répétition pour Las Vegas. Chez trimes, on a souvent ce sentiment que les athlètes féminines en ITU sont nettement supérieures à celle en 70.3 surtout que les entrainements sont finalement très similaires et que la transition est plus facile à faire qu’on le pense. Norden était à sa place aujourd’hui suite à ses blessures et qu’on savait qu’elle n’avait pas la vitesse en course à pied. Il en demeure qu’elle n’a pas impressionné en vélo. Melissa Hauschildt a sans aucun doute regarder cette course du coin de l’œil et a du y trouver un peu plus de confiance en elle.
Pos First Name Last Name Country Time Swim T1 Bike T2 Run
1 Gwen Jorgensen USA 01:55:31 00:20:38 00:01:25 01:01:17 00:00:32 00:31:41
2 Non Stanford GBR 01:56:20 00:21:35 00:01:31 01:00:16 00:00:33 00:32:26
3 Anne Haug GER 01:56:45 00:21:42 00:01:23 01:00:15 00:00:34 00:32:54
4 Vicky Holland GBR 01:57:02 00:20:40 00:01:26 01:01:16 00:00:35 00:33:07
5 Jodie Stimpson GBR 01:57:06 00:20:45 00:01:23 01:01:11 00:00:34 00:33:15
6 Maaike Caelers NED 01:57:09 00:21:40 00:01:27 01:00:12 00:00:35 00:33:16
7 Andrea Hewitt NZL 01:57:38 00:20:45 00:01:23 01:00:27 00:00:40 00:34:24
8 Sarah Groff USA 01:57:41 00:20:33 00:01:24 01:01:25 00:00:37 00:33:44
9 Aileen Reid IRL 01:57:44 00:20:39 00:01:28 01:01:16 00:00:34 00:33:48
10 Alice Betto ITA 01:57:48 00:20:34 00:01:25 01:01:26 00:00:31 00:33:54
11 Lisa Perterer AUT 01:57:54 00:21:36 00:01:26 01:00:20 00:00:35 00:33:59
12 Katie Hewison GBR 01:57:58 00:21:46 00:01:27 01:00:13 00:00:35 00:34:00
13 Charlotte Mcshane AUS 01:58:22 00:21:29 00:01:32 01:00:24 00:00:35 00:34:23
14 Mariko Adachi JPN 01:58:32 00:20:36 00:01:33 01:01:16 00:00:32 00:34:37
15 Rebecca Robisch GER 01:58:35 00:20:44 00:01:26 01:01:12 00:00:34 00:34:41
16 Katrien Verstuyft BEL 01:58:38 00:21:39 00:01:28 01:00:20 00:00:33 00:34:40
17 Natalie Van Coevorden AUS 01:58:39 00:20:35 00:01:28 01:01:20 00:00:34 00:34:44
18 Vanessa Raw GBR 01:58:44 00:20:43 00:01:40 01:00:16 00:00:39 00:35:29
19 Lisa Norden SWE 01:59:06 00:21:39 00:01:31 01:00:09 00:00:35 00:35:14
20 Kirsten Sweetland CAN 01:59:23 00:20:38 00:01:29 01:01:20 00:00:37 00:35:23
21 Charlotte Bonin ITA 01:59:49 00:20:47 00:01:35 01:01:06 00:00:34 00:35:49
22 Yuko Takahashi JPN 02:00:30 00:21:29 00:01:24 01:00:31 00:00:34 00:36:34
23 Emmie Charayron FRA 02:00:35 00:21:32 00:01:25 01:00:26 00:00:38 00:36:35
24 Kate Mcilroy NZL 02:01:22 00:21:30 00:01:36 01:00:14 00:00:36 00:37:28
25 Lotte Miller NOR 02:01:28 00:20:45 00:01:31 01:01:13 00:00:36 00:37:25
26 Kate Roberts RSA 02:01:43 00:21:42 00:01:25 01:02:50 00:00:35 00:35:13
27 Pamela Oliveira BRA 02:01:54 00:20:34 00:01:38 01:02:38 00:00:37 00:36:28
28 Ellen Pennock CAN 02:02:09 00:20:33 00:01:34 01:03:52 00:00:39 00:35:33
29 Natalie Milne GBR 02:02:31 00:21:25 00:01:33 01:00:28 00:00:36 00:38:31
30 Emma Pallant GBR 02:03:05 00:21:57 00:01:30 01:03:58 00:00:36 00:35:06
31 Anja Knapp GER 02:03:13 00:20:36 00:01:27 01:01:18 00:00:33 00:39:20
32 Tamsyn Moana-veale AUS 02:03:21 00:21:38 00:01:31 01:04:12 00:00:35 00:35:27
33 Rachel Klamer NED 02:03:34 00:20:36 00:01:32 01:03:47 00:00:33 00:37:08
34 Mariya Shorets RUS 02:03:43 00:21:33 00:01:32 01:04:15 00:00:36 00:35:48
35 Agnieszka Jerzyk POL 02:03:58 00:21:39 00:01:29 01:04:13 00:00:35 00:36:04
36 Annamaria Mazzetti ITA 02:04:00 00:21:27 00:01:24 01:03:06 00:00:35 00:37:29
37 Hanna Philippin GER 02:04:05 00:21:57 00:01:30 01:03:54 00:00:38 00:36:09
38 Michelle Flipo MEX 02:04:21 00:21:43 00:01:42 01:03:55 00:00:38 00:36:25
39 Elena Maria Petrini ITA 02:05:09 00:20:40 00:01:31 01:03:47 00:00:39 00:38:34
40 Sarissa De Vries NED 02:06:05 00:20:46 00:01:29 01:03:44 00:00:39 00:39:28
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